À voir à la télévision le dimanche 5 septembre - Très bon polar, très bon Scorsese
À retenir
- Cinéma / Agents troubles
- TVA, 20h30
Les observateurs, en 2007, attendaient avec un mélange d'impatience et de cynisme anticipé l'issue de la soirée des Oscars, cette année-là. Pourquoi? Parce que Martin Scorsese était en lice dans la catégorie de la meilleure mise en scène pour Agents troubles (version française de The Departed). Encore. L'aura-ti, l'aura-ti pas? Les paris étaient ouverts. Au final, ce remake du film hongkongais Infernal Affairs est reparti avec quatre des plus prestigieuses statuettes: meilleur film, meilleur montage, meilleur scénario adapté, et, oui, meilleur réalisateur.
Il était temps, ont soupiré plusieurs, tout en précisant du même souffle que la récompense arrivait trop tard et pas nécessairement pour l'un des meilleurs crus du cinéaste. Réaction prévisible face à une situation qui devenait franchement embarrassante pour l'Académie. Bref, Marty quittait enfin le Kodak Theatre avec le prix qu'il avait si ardemment désiré et que d'aucuns lui auraient volontiers décerné pour Taxi Driver, Raging Bull, Goodfellas ou Casino.
Les agents troubles du titre sont Sullivan, poli-cier à la solde de la mafia de Boston depuis l'enfance, et Costigan, qui, à l'inverse, est un flic formé dans le seul but d'infiltrer le crime organisé. Tôt ou tard, l'un découvrira les vraies couleurs de l'autre. Mais ce n'est là qu'un des nombreux éléments narratifs proposés par une intrigue dense à souhait, toujours limpide, et qui met en avant deux adversaires d'une admirable complexité morale et psychologique. Le contexte bostonien est en outre dépeint avec force authenticité et les personnages secondaires se révèlent à peu près tous mémorables.
Côté interprétation, Leonardo DiCaprio et Matt Damon parviennent à suggérer une grande intensité dans la retenue. À l'opposé, un Jack Nicholson apparemment en roue libre, mais, on le devine, parfaitement conscient de ce qu'il fait, éblouit en parrain fourbe. Plusieurs s'étonnèrent de ce qu'on ne lui accorde pas une nomination pour sa performance. Son metteur en scène a dû trouver les mots pour l'en consoler.
Cinéma / Agents troubles
TVA, 20h30
Il était temps, ont soupiré plusieurs, tout en précisant du même souffle que la récompense arrivait trop tard et pas nécessairement pour l'un des meilleurs crus du cinéaste. Réaction prévisible face à une situation qui devenait franchement embarrassante pour l'Académie. Bref, Marty quittait enfin le Kodak Theatre avec le prix qu'il avait si ardemment désiré et que d'aucuns lui auraient volontiers décerné pour Taxi Driver, Raging Bull, Goodfellas ou Casino.
Les agents troubles du titre sont Sullivan, poli-cier à la solde de la mafia de Boston depuis l'enfance, et Costigan, qui, à l'inverse, est un flic formé dans le seul but d'infiltrer le crime organisé. Tôt ou tard, l'un découvrira les vraies couleurs de l'autre. Mais ce n'est là qu'un des nombreux éléments narratifs proposés par une intrigue dense à souhait, toujours limpide, et qui met en avant deux adversaires d'une admirable complexité morale et psychologique. Le contexte bostonien est en outre dépeint avec force authenticité et les personnages secondaires se révèlent à peu près tous mémorables.
Côté interprétation, Leonardo DiCaprio et Matt Damon parviennent à suggérer une grande intensité dans la retenue. À l'opposé, un Jack Nicholson apparemment en roue libre, mais, on le devine, parfaitement conscient de ce qu'il fait, éblouit en parrain fourbe. Plusieurs s'étonnèrent de ce qu'on ne lui accorde pas une nomination pour sa performance. Son metteur en scène a dû trouver les mots pour l'en consoler.
Cinéma / Agents troubles
TVA, 20h30
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