À voir à la télévision le samedi 4 septembre - En attendant la guerre
À retenir
- Cinéma / Jarhead
- TVA, 20h15
Le film Jarhead a pris l'affiche en 2005 et, malgré la présence de l'acteur alors montant Jake Gyllenhaal et celle de Jamie Foxx, fraîchement auréolé d'un Oscar, le public n'a pas répondu à l'appel. La critique, de son côté, s'est montrée curieuse, dans la mesure où Sam «Beauté américaine» Mendes assurait la mise en scène. Accueil généralement positif pour un long métrage qui propose une approche inhabituelle du film de guerre. Le récit autobiographique du marine Anthony Swofford à l'origine du scénario y est pour beaucoup.
Jarhead épouse le point de vue de ce dernier (interprété avec sensibilité par Gyllenhaal), un tireur d'élite qui vient d'être mobilisé dans le golfe Persique à l'aube de ce qui allait devenir l'opération Bouclier du désert. Contrairement à ce que les soldats prévoyaient, le temps là-bas se révèle long et les combats, rares. Dans des conditions physiques et psychologiques difficiles, les hommes ont parfois des réactions imprévisibles... y compris Swofford.
Sam Mendes ne signe pas là son meilleur film. Jarhead aligne bien des qualités techniques, fluidité de la réalisation, photo expressive, etc., mais c'est au rayon de l'émotion que ça ne passe pas, ou trop peu. En effet, malgré la mise en place rigoureuse, quoique parfois appuyée, des différents enjeux dramatiques, le film n'atteint jamais un niveau viscéral de vérité émotionnelle. Un aspect qui a, entre autres atouts, contribué à la pérennité d'oeuvres aux thématiques similaires telles The Deer Hunter (cité ici) et Full Metal Jacket.
De Jarhead, on retient surtout un désir de filmer la guerre autrement. L'interprétation n'est pas en reste. Hormis celle de Jake Gyllenhaal, la compo-sition touchante de Peter Sarsgaard laisse une empreinte indélébile sur tout le film. On ne peut en dire autant du jeu forcé de Jamie Foxx dans un rôle trop typé, celui du supérieur qui aboie. Bref, un film à voir une fois mais qui, pour des raisons évidentes, a déjà été oublié.
Cinéma / Jarhead
TVA, 20h15
Jarhead épouse le point de vue de ce dernier (interprété avec sensibilité par Gyllenhaal), un tireur d'élite qui vient d'être mobilisé dans le golfe Persique à l'aube de ce qui allait devenir l'opération Bouclier du désert. Contrairement à ce que les soldats prévoyaient, le temps là-bas se révèle long et les combats, rares. Dans des conditions physiques et psychologiques difficiles, les hommes ont parfois des réactions imprévisibles... y compris Swofford.
Sam Mendes ne signe pas là son meilleur film. Jarhead aligne bien des qualités techniques, fluidité de la réalisation, photo expressive, etc., mais c'est au rayon de l'émotion que ça ne passe pas, ou trop peu. En effet, malgré la mise en place rigoureuse, quoique parfois appuyée, des différents enjeux dramatiques, le film n'atteint jamais un niveau viscéral de vérité émotionnelle. Un aspect qui a, entre autres atouts, contribué à la pérennité d'oeuvres aux thématiques similaires telles The Deer Hunter (cité ici) et Full Metal Jacket.
De Jarhead, on retient surtout un désir de filmer la guerre autrement. L'interprétation n'est pas en reste. Hormis celle de Jake Gyllenhaal, la compo-sition touchante de Peter Sarsgaard laisse une empreinte indélébile sur tout le film. On ne peut en dire autant du jeu forcé de Jamie Foxx dans un rôle trop typé, celui du supérieur qui aboie. Bref, un film à voir une fois mais qui, pour des raisons évidentes, a déjà été oublié.
Cinéma / Jarhead
TVA, 20h15
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