Télévision à la une - Le sport et ceux qui le font
À retenir
- Au nom du sport
- Télé-Québec, mercredi à 19h
Du sport à Télé-Québec? Eh oui, c'est possible, et c'est même une très bonne nouvelle pour ceux qui ne s'y intéressent pas vraiment, puisque la série Au nom du sport aborde de façon fort intelligente et distrayante un univers fascinant, qui dépasse largement le cadre dans lequel nos médias l'enferment souvent. C'est la mission que semblent s'être donnée les artisans de cette série documentaire en douze épisodes qui chaque semaine s'intéresse à un «métier» du monde du sport, représenté par trois personnes qui l'incarnent.
Tour à tour, athlètes, de sports collectifs et individuels, agents, promoteurs, directeurs, arbitres, entraîneurs, journalistes, fans, dépisteurs (de talents), psychologues et médecins sportifs nous font pénétrer dans leur monde, souvent aussi trépidant qu'une compétition olympique, mais parfois pénible quand la victoire (ou la progression) n'est pas au
rendez-vous. Ces incursions dans la vie «professionnelle» de ces accros au sport et les témoignages qu'ils nous livrent franchement et en toute simplicité sont appuyés par les commentaires éclairants de quelques jour-nalistes et commentateurs chevronnés (Pierre Foglia, Réjean Tremblay, Ron Fournier), mais aussi de l'anthropologue le plus médiatique de la province, Serge Bouchard, et de certains athlètes retraités, dont l'ex-nageuse synchronisée Sylvie Fréchette.
Pour rendre le tout agréable et éclairant, tant pour l'amateur de sport averti que pour le néophyte récalcitrant, le scénariste Jean-Philippe Cipriani (journaliste sportif et webmestre à Radio-Canada) a réussi à donner une progression «dramatique» à l'histoire de chacun des participants, qui rend curieux de l'issue de leur quête.
Ce schéma s'applique tout particulièrement aux épisodes consacrés aux athlètes, ces «êtres d'exception» autour desquels tout cet univers tourne.
Prenons l'exemple de l'épisode diffusé cette semaine, qui braque les projecteurs sur trois athlètes pratiquant des sports collectifs et qui sont confrontés à des défis bien différents: Vincent Lecavalier, premier choix au repêchage de la LNH à 18 ans devenu star millionnaire du Lightning de Tampa Bay, souhaite corriger son jeu en entreprenant pendant un été l'entraînement auquel s'astreignent habituellement les patineurs de vitesse; Patrick Leduc, vétéran de l'Impact de Montréal et entraîneur d'une équipe juvénile pour joindre les deux bouts, revient au jeu après une blessure qui l'a écarté du terrain pendant toute une année; enfin, Benoît Groulx, quart-arrière vedette du Rouge et Or de l'Université Laval, dont c'est la dernière chance pour se faire repêcher par une équipe de la Ligue canadienne de football.
Entre les séquences d'entraînement et de préparation, ces trois «dieux du stade», chacun à leur façon, se confie sur leur passion pour leur discipline, les sacrifices qu'elle exige, leur désir de réussite, leurs craintes et leurs espoirs, au journaliste sportif Martin Leclerc, dont les contacts dans le monde du sport professionnel ont été très utiles à l'élaboration de cette série.
Pour rendre le tout agréable et éclairant, tant pour l'amateur de sport averti que pour le néophyte récalcitrant, le scénariste Jean-Philippe Cipriani (journaliste sportif et webmestre à Radio-Canada) a réussi à donner une progression «dramatique» à l'histoire de chacun des participants, qui rend curieux de l'issue de leur quête.
Ce schéma s'applique tout particulièrement aux épisodes consacrés aux athlètes, ces «êtres d'exception» autour desquels tout cet univers tourne. Prenons l'exemple de l'épisode diffusé cette semaine, qui braque les projecteurs sur trois athlètes pratiquant des sports collectifs et qui sont confrontés à des défis bien différents: Vincent Lecavalier, premier choix au repêchage de la LNH à 18 ans devenu star millionnaire du Lightning de Tampa Bay, souhaite corriger son jeu en entreprenant pendant un été l'entraînement auquel s'astreignent habituellement les patineurs de vitesse; Patrick Leduc, vétéran de l'Impact de Montréal et entraîneur d'une équipe juvénile pour joindre les deux bouts, revient au jeu après une blessure qui l'a écarté du terrain pendant toute une année; enfin, Benoît Groulx, quart-arrière vedette du Rouge et Or de l'Université Laval, dont c'est la dernière chance pour se faire repêcher par une équipe de la Ligue canadienne de football.
Entre les séquences d'entraînement et de préparation, ces trois «dieux du stade», chacun à leur façon, se confie sur leur passion pour leur discipline, les sacrifices qu'elle exige, leur désir de réussite, leurs craintes et leurs espoirs, au journaliste sportif Martin Leclerc, dont les contacts dans le monde du sport professionnel ont été très utiles à l'élaboration de cette série.
Au-delà de la découverte du b.a.-ba et des dessous plus obscurs des «métiers» du sport, les artisans de cette série se sont intéressés à des problématiques plus larges qui retentissent sur cet univers, telle que la confusion des genres (commentaire et reportage) dans la couverture médiatique ou la consommation compulsive (liée ici au «fanatisme» de certains partisans).
La réalisation fluide et rythmée, tout comme la narration assurée d'un grand amateur de sport, l'acteur Patrice Robitaille, viennent agrémenter de belle façon cette série qui saura sans doute rallier sportifs de salon, d'extérieur et ceux qui ne le sont pas du tout...
Au nom du sport
Télé-Québec, mercredi à 19h.
Tour à tour, athlètes, de sports collectifs et individuels, agents, promoteurs, directeurs, arbitres, entraîneurs, journalistes, fans, dépisteurs (de talents), psychologues et médecins sportifs nous font pénétrer dans leur monde, souvent aussi trépidant qu'une compétition olympique, mais parfois pénible quand la victoire (ou la progression) n'est pas au
rendez-vous. Ces incursions dans la vie «professionnelle» de ces accros au sport et les témoignages qu'ils nous livrent franchement et en toute simplicité sont appuyés par les commentaires éclairants de quelques jour-nalistes et commentateurs chevronnés (Pierre Foglia, Réjean Tremblay, Ron Fournier), mais aussi de l'anthropologue le plus médiatique de la province, Serge Bouchard, et de certains athlètes retraités, dont l'ex-nageuse synchronisée Sylvie Fréchette.
Pour rendre le tout agréable et éclairant, tant pour l'amateur de sport averti que pour le néophyte récalcitrant, le scénariste Jean-Philippe Cipriani (journaliste sportif et webmestre à Radio-Canada) a réussi à donner une progression «dramatique» à l'histoire de chacun des participants, qui rend curieux de l'issue de leur quête.
Ce schéma s'applique tout particulièrement aux épisodes consacrés aux athlètes, ces «êtres d'exception» autour desquels tout cet univers tourne.
Prenons l'exemple de l'épisode diffusé cette semaine, qui braque les projecteurs sur trois athlètes pratiquant des sports collectifs et qui sont confrontés à des défis bien différents: Vincent Lecavalier, premier choix au repêchage de la LNH à 18 ans devenu star millionnaire du Lightning de Tampa Bay, souhaite corriger son jeu en entreprenant pendant un été l'entraînement auquel s'astreignent habituellement les patineurs de vitesse; Patrick Leduc, vétéran de l'Impact de Montréal et entraîneur d'une équipe juvénile pour joindre les deux bouts, revient au jeu après une blessure qui l'a écarté du terrain pendant toute une année; enfin, Benoît Groulx, quart-arrière vedette du Rouge et Or de l'Université Laval, dont c'est la dernière chance pour se faire repêcher par une équipe de la Ligue canadienne de football.
Entre les séquences d'entraînement et de préparation, ces trois «dieux du stade», chacun à leur façon, se confie sur leur passion pour leur discipline, les sacrifices qu'elle exige, leur désir de réussite, leurs craintes et leurs espoirs, au journaliste sportif Martin Leclerc, dont les contacts dans le monde du sport professionnel ont été très utiles à l'élaboration de cette série.
Pour rendre le tout agréable et éclairant, tant pour l'amateur de sport averti que pour le néophyte récalcitrant, le scénariste Jean-Philippe Cipriani (journaliste sportif et webmestre à Radio-Canada) a réussi à donner une progression «dramatique» à l'histoire de chacun des participants, qui rend curieux de l'issue de leur quête.
Ce schéma s'applique tout particulièrement aux épisodes consacrés aux athlètes, ces «êtres d'exception» autour desquels tout cet univers tourne. Prenons l'exemple de l'épisode diffusé cette semaine, qui braque les projecteurs sur trois athlètes pratiquant des sports collectifs et qui sont confrontés à des défis bien différents: Vincent Lecavalier, premier choix au repêchage de la LNH à 18 ans devenu star millionnaire du Lightning de Tampa Bay, souhaite corriger son jeu en entreprenant pendant un été l'entraînement auquel s'astreignent habituellement les patineurs de vitesse; Patrick Leduc, vétéran de l'Impact de Montréal et entraîneur d'une équipe juvénile pour joindre les deux bouts, revient au jeu après une blessure qui l'a écarté du terrain pendant toute une année; enfin, Benoît Groulx, quart-arrière vedette du Rouge et Or de l'Université Laval, dont c'est la dernière chance pour se faire repêcher par une équipe de la Ligue canadienne de football.
Entre les séquences d'entraînement et de préparation, ces trois «dieux du stade», chacun à leur façon, se confie sur leur passion pour leur discipline, les sacrifices qu'elle exige, leur désir de réussite, leurs craintes et leurs espoirs, au journaliste sportif Martin Leclerc, dont les contacts dans le monde du sport professionnel ont été très utiles à l'élaboration de cette série.
Au-delà de la découverte du b.a.-ba et des dessous plus obscurs des «métiers» du sport, les artisans de cette série se sont intéressés à des problématiques plus larges qui retentissent sur cet univers, telle que la confusion des genres (commentaire et reportage) dans la couverture médiatique ou la consommation compulsive (liée ici au «fanatisme» de certains partisans).
La réalisation fluide et rythmée, tout comme la narration assurée d'un grand amateur de sport, l'acteur Patrice Robitaille, viennent agrémenter de belle façon cette série qui saura sans doute rallier sportifs de salon, d'extérieur et ceux qui ne le sont pas du tout...
Au nom du sport
Télé-Québec, mercredi à 19h.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

