À voir à la télévision – Le charme discret des Ch'tis
À retenir
- Cinéma / Bienvenue chez les Ch'tis
- Vendredi 3 septembre
- Radio-Canada, 19h
Le film-événement de 2008. Le record des records d'entrées en France pour un film français. Quand il nous est parvenu, le deuxième long métrage à titre de réalisateur du comédien et humoriste Dany Boon était précédé d'échos... sans précédent.
Bienvenue chez les Ch'tis relate la difficile intégration d'un cadre du service des postes françaises qui, après que ses magouilles eurent été découvertes, se retrouve « puni » et transféré dans le Nord chez les Ch'tis. La cata, quoi, pour ce type de la Provence qui comptait déménager sa famille au bord de la Méditerranée. Parti seul pour Bergues, notre homme appréhende le pire, la tête remplie des pires clichés au sujet des gens du Nord. Et devinez quoi ? Il n'en est rien et, le temps venu, le nouveau venu ne voudra plus repartir.
Le film s'appuie sur un scénario fort simple, on l'aura compris, mais fait, cela dit, un usage avisé de formules éprouvées. En outre, faire recette comme il l'a fait en mettant à l'avant-plan un accent formidable et une partie de la France volontiers laissée de côté constitue un accomplissement en soi.
Au rayon de la mise en scène, rien de mémorable ne survient, malheureusement. Au second visionnement, on réalise combien le gag prime sur l'image et la technique. Qu'à cela ne tienne, l'ensemble se révèle attachant avec ses personnages, certes bidimensionnels, mais attendrissants. Lesquels sont interprétés pour le meilleur effet par Boon lui-même en facteur amoureux, Kad Merad en étranger récalcitrant et, surtout, la trop rare Lyne Renaud en mère couveuse du premier.
À l'arrivée, Bienvenue chez les Ch'tis s'avère chouette, mais pour le reste, disons que la poussière est vite retombée. De fait, deux ans à peine après sa sortie, l'empreinte laissée par le film apparaît bien peu profonde comparativement à celle, par exemple, de l'autre « plus grand succès commercial du cinéma français », La Grande Vadrouille, dont on se souvient encore près de quarante-cinq ans plus tard.
Bienvenue chez les Ch'tis relate la difficile intégration d'un cadre du service des postes françaises qui, après que ses magouilles eurent été découvertes, se retrouve « puni » et transféré dans le Nord chez les Ch'tis. La cata, quoi, pour ce type de la Provence qui comptait déménager sa famille au bord de la Méditerranée. Parti seul pour Bergues, notre homme appréhende le pire, la tête remplie des pires clichés au sujet des gens du Nord. Et devinez quoi ? Il n'en est rien et, le temps venu, le nouveau venu ne voudra plus repartir.
Le film s'appuie sur un scénario fort simple, on l'aura compris, mais fait, cela dit, un usage avisé de formules éprouvées. En outre, faire recette comme il l'a fait en mettant à l'avant-plan un accent formidable et une partie de la France volontiers laissée de côté constitue un accomplissement en soi.
Au rayon de la mise en scène, rien de mémorable ne survient, malheureusement. Au second visionnement, on réalise combien le gag prime sur l'image et la technique. Qu'à cela ne tienne, l'ensemble se révèle attachant avec ses personnages, certes bidimensionnels, mais attendrissants. Lesquels sont interprétés pour le meilleur effet par Boon lui-même en facteur amoureux, Kad Merad en étranger récalcitrant et, surtout, la trop rare Lyne Renaud en mère couveuse du premier.
À l'arrivée, Bienvenue chez les Ch'tis s'avère chouette, mais pour le reste, disons que la poussière est vite retombée. De fait, deux ans à peine après sa sortie, l'empreinte laissée par le film apparaît bien peu profonde comparativement à celle, par exemple, de l'autre « plus grand succès commercial du cinéma français », La Grande Vadrouille, dont on se souvient encore près de quarante-cinq ans plus tard.
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