À voir à la télévision – La banque est-elle un service essentiel?
À retenir
- Zone doc / Les sans banque et sans regret
- Jeudi 2 septembre
- Radio-Canada, 20h
Il y a quelque chose d'un peu tordu dans le fait de penser que la banque, cette formidable machine à exiger des frais pour tout et n'importe quoi, qu'on s'amuse à détester lorsqu'on voit défiler les profits de fin d'année mais qu'on aime bien le jour du prêt hypothécaire, puisse être considérée comme un service absolument essentiel. Deux petites villes ontariennes en ont eu la preuve il y a quelques années. Et se sont tournées vers le mouvement coopératif pour combler le vide.
Whitney, au sud-est de North Bay, à deux pas du parc algonquin, et Cardinal, sur la frontière américaine au sud d'Ottawa, ont reçu tout un choc lorsque la Banque TD, en 2005 et en 2007, a tout simplement décidé de fermer les succursales qu'elle y exploitait depuis toujours. « Quand ils nous ont annoncé ça, on s'est dit: "Les écoeurants" », tranche une résidante. Du jour au lendemain, on les laissait sans aucun service, hormis un vulgaire guichet automatique. D'autant plus que les personnes âgées n'ont pas toutes un ordinateur pour payer leurs factures à la fin du mois...
Dans Sans banque et sans regret, le réalisateur Denis Blaquière rencontre deux populations qui ont d'abord tenté de raisonner la direction de la TD avant de se rendre compte, très vite, qu'il n'y avait rien à faire. Les banques ont l'habitude de fermer des succursales qui génèrent moins de volume d'affaires, profit maximal oblige.
Allez au point de service du village voisin, s.v.p. Dans le cas de Whitney, on allait devoir faire 60 kilomètres pour se rendre à la succursale TD la plus proche.
Mais les communautés se sont tournées vers deux institutions: Your Credit Union et le Mouvement Desjardins. Faisant le lien avec l'expérience des deux villes, le documentaire se penche sur le fonctionnement et le rôle crucial des coopératives de crédit au Québec et au Canada.
Et sur leur système de valeurs très différent de celui qu'embrassent les vestons de Bay Street.
Whitney, au sud-est de North Bay, à deux pas du parc algonquin, et Cardinal, sur la frontière américaine au sud d'Ottawa, ont reçu tout un choc lorsque la Banque TD, en 2005 et en 2007, a tout simplement décidé de fermer les succursales qu'elle y exploitait depuis toujours. « Quand ils nous ont annoncé ça, on s'est dit: "Les écoeurants" », tranche une résidante. Du jour au lendemain, on les laissait sans aucun service, hormis un vulgaire guichet automatique. D'autant plus que les personnes âgées n'ont pas toutes un ordinateur pour payer leurs factures à la fin du mois...
Dans Sans banque et sans regret, le réalisateur Denis Blaquière rencontre deux populations qui ont d'abord tenté de raisonner la direction de la TD avant de se rendre compte, très vite, qu'il n'y avait rien à faire. Les banques ont l'habitude de fermer des succursales qui génèrent moins de volume d'affaires, profit maximal oblige.
Allez au point de service du village voisin, s.v.p. Dans le cas de Whitney, on allait devoir faire 60 kilomètres pour se rendre à la succursale TD la plus proche.
Mais les communautés se sont tournées vers deux institutions: Your Credit Union et le Mouvement Desjardins. Faisant le lien avec l'expérience des deux villes, le documentaire se penche sur le fonctionnement et le rôle crucial des coopératives de crédit au Québec et au Canada.
Et sur leur système de valeurs très différent de celui qu'embrassent les vestons de Bay Street.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

