À voir à la télévision – N'est pas Almodóvar qui veut
À retenir
- Cinéma / Entre les jambes
- Mercredi 1er septembre
- Télé-Québec, 21h
La perspective de voir Victoria Abril et Javier Bardem se livrer à l'écran à de chauds ébats dans le cadre d'un thriller érotique à de quoi titiller la fibre voyeuriste de n'importe quel cinéphile. Surtout avec un titre aussi, disons, explicatif qu'Entre les jambes.
Déception. En effet, non seulement l'intrigue controuvée ne convainc-t-elle jamais, mais la mise en scène du peu connu Manuel Gomez Pereira se fait au surplus maniérée au possible, entravant parfois même le bon travail des deux doués interprètes. Ceux-ci, au moins, partagent une chimie parfaite et la dimension animale, insoumise de leur attirance sexuelle ressort bien.
La première joue Miranda, une femme mariée accro au sexe qui collectionne les aventures d'un soir jusqu'au jour où elle rencontre Javier, un scénariste tout aussi porté sur la chose qu'elle. Passion brûlante et feux d'artifice coïtaux. Bien entendu, les imprévus sont au rendez-vous: entrent en scène le mari policier de madame et un cadavre embarrassant caché dans le coffre d'une voiture où les deux amants se sont adonnés à une «p'tite vite» impromptue, entre autres tracas.
Sorti environ deux ans plus tôt, En chair et en os, de Pedro Almodóvar, mettait également en vedette Javier Bardem, dans le rôle cette fois du mari trompé. Bien que les deux films partagent peu d'éléments narratifs en tant que tels, certains motifs communs créent un réseau de concordances diffus. Par exemple, l'importance accordée au sexe dans le développement d'un suspense à tiroirs, la liaison qui n'engendre que des complications et, au chapitre de la forme, le choix d'une mise en scène très fignolée, très expressive, aux coloris saturés.
Et bien entendu, la comparaison est au désavantage d'Entre les jambes, qui n'en apparaît que plus artificiel et gratuit. Dès lors, on comprend que le film ait mis douze ans à trouver un distributeur de ce côté-ci de l'Atlantique. Dommage pour les deux vedettes, qui méritaient mieux.
Déception. En effet, non seulement l'intrigue controuvée ne convainc-t-elle jamais, mais la mise en scène du peu connu Manuel Gomez Pereira se fait au surplus maniérée au possible, entravant parfois même le bon travail des deux doués interprètes. Ceux-ci, au moins, partagent une chimie parfaite et la dimension animale, insoumise de leur attirance sexuelle ressort bien.
La première joue Miranda, une femme mariée accro au sexe qui collectionne les aventures d'un soir jusqu'au jour où elle rencontre Javier, un scénariste tout aussi porté sur la chose qu'elle. Passion brûlante et feux d'artifice coïtaux. Bien entendu, les imprévus sont au rendez-vous: entrent en scène le mari policier de madame et un cadavre embarrassant caché dans le coffre d'une voiture où les deux amants se sont adonnés à une «p'tite vite» impromptue, entre autres tracas.
Sorti environ deux ans plus tôt, En chair et en os, de Pedro Almodóvar, mettait également en vedette Javier Bardem, dans le rôle cette fois du mari trompé. Bien que les deux films partagent peu d'éléments narratifs en tant que tels, certains motifs communs créent un réseau de concordances diffus. Par exemple, l'importance accordée au sexe dans le développement d'un suspense à tiroirs, la liaison qui n'engendre que des complications et, au chapitre de la forme, le choix d'une mise en scène très fignolée, très expressive, aux coloris saturés.
Et bien entendu, la comparaison est au désavantage d'Entre les jambes, qui n'en apparaît que plus artificiel et gratuit. Dès lors, on comprend que le film ait mis douze ans à trouver un distributeur de ce côté-ci de l'Atlantique. Dommage pour les deux vedettes, qui méritaient mieux.
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