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À voir à la télévision – Pour quelques pièces d'or de plus

François Lévesque   28 août 2010  Télévision

À retenir

    • Cinéma / Le Bon, la Brute et le Truand
    • Mardi 31 août
    • Télé-Québec, 21h
Pinacle du western spaghetti, Le Bon la Brute et le Truand a eu une influence consi-dérable sur le genre en plus de s'assurer sa part d'éternité parmi les films marquants du septième art. Avec le chef-d'œuvre Il était une fois dans l'Ouest, Le Bon, la Brute et le Truand constitue à coup sûr l'un des très hauts faits de la carrière de Sergio Leone.

Pour les non-initiés, et on leur souhaite une belle découverte, le film relate la poursuite simultanée par les trois personnages du titre d'un magot en pleine guerre de Sécession. Avant de passer de vie à trépas, un officier corrompu a le temps de souffler à l'un qu'il a caché de l'or dans un cimetière, puis, à un second, le nom inscrit sur la tombe où l'on doit creuser. Tout cela après qu'un redoutable tueur eut entrepris de rattraper le soldat en question afin de lui soutirer l'information avant de le laisser agonisant. Et voilà nos trois adversaires lancés à la chasse au trésor! Soleil de plomb, poussière, et la potence qui guette.

Impossible de résister à la verve sauvage de ce très long métrage qui n'accuse aucune longueur. On y retrouve la grammaire caractéristique de Leone, avec ses très gros plans et ses zooms, mais plus flamboyante et, paradoxalement, plus maîtrisée que dans Pour une poignée de dollars et Pour quelques dollars de plus. L'humour y est aussi plus présent, jumelé à une violence caricaturale qui contribua à établir définitivement la signature de Leone, celle pour laquelle on lui reconnut tardivement un statut d'auteur cinéaste.

Déconsidéré en son temps, le western spaghetti avait mauvaise presse, qu'on ne se méprenne pas là-dessus. Si un recul historique fut nécessaire pour que soit apprécié à sa juste valeur Le Bon, la Brute et le Truand, qu'il soit dit que le temps lui fut clément, le film vieillissant merveilleusement bien.
 
 
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