À voir à la télévision – Dessiner la modernité chinoise
À retenir
- I. M. Pei : une vision de la Chine moderne
- Lundi 30 août
- RDI, 20h
L'architecture d'I. M. Pei est ici vue à travers le prisme de la modernité chinoise naissante. Malgré sa longue vie américaine, l'architecte d'origine chinoise a particulièrement pris à cœur la conception (2006) du Musée d'art moderne de Suzhou, sa ville natale, qui sert de trame au documentaire.
Il y voyait non seulement une forme de contribution à sa famille, qui a prospéré dans cette ville pendant 600 ans, mais aussi une façon d'aider la Chine à faire le pont entre tradition et modernité. Sans oublier que son âge vénérable (88 ans à l'époque) en faisait peut-être l'un de ses derniers grands projets. Or le lauréat du prix Pritzker 1983, toujours vivant, a depuis signé le Musée d'art islamique du Qatar et le Palazzo Lombardia de Milan...
«Pour respecter la tradition, il faut aussi penser au besoin de changement, dit l'architecte au début du documentaire, qui s'ouvre sur sa fameuse et controversée pyramide du Louvre. Comment garder l'histoire vivante tout en regardant vers le futur? Je ne sais pas. J'essaye.»
Le même discours s'appliquera au projet de Suzhou, dont on suit la prudente évolution, entre des autorités soucieuses de préserver la tradition, un peuple encore traumatisé par le règne de destruction de la tradition de Mao et le désir de l'architecte d'amener le goût de ce public plus loin.
Le document a le mérite de nous rapprocher de l'être humain Pei, de son humilité et de sa détermination, à travers son travail et sa mémoire personnelle du pays où il est né. Il confie justement que ce projet est à maints égards sa biographie et l'expression physique de son souvenir de la Chine, si mince soit-il. Ces paroles sages et touchantes alternent avec celles de son équipe (dont son fils) et d'intervenants (universitaires?) qui ne sont malheureusement pas nommés.
Il y voyait non seulement une forme de contribution à sa famille, qui a prospéré dans cette ville pendant 600 ans, mais aussi une façon d'aider la Chine à faire le pont entre tradition et modernité. Sans oublier que son âge vénérable (88 ans à l'époque) en faisait peut-être l'un de ses derniers grands projets. Or le lauréat du prix Pritzker 1983, toujours vivant, a depuis signé le Musée d'art islamique du Qatar et le Palazzo Lombardia de Milan...
«Pour respecter la tradition, il faut aussi penser au besoin de changement, dit l'architecte au début du documentaire, qui s'ouvre sur sa fameuse et controversée pyramide du Louvre. Comment garder l'histoire vivante tout en regardant vers le futur? Je ne sais pas. J'essaye.»
Le même discours s'appliquera au projet de Suzhou, dont on suit la prudente évolution, entre des autorités soucieuses de préserver la tradition, un peuple encore traumatisé par le règne de destruction de la tradition de Mao et le désir de l'architecte d'amener le goût de ce public plus loin.
Le document a le mérite de nous rapprocher de l'être humain Pei, de son humilité et de sa détermination, à travers son travail et sa mémoire personnelle du pays où il est né. Il confie justement que ce projet est à maints égards sa biographie et l'expression physique de son souvenir de la Chine, si mince soit-il. Ces paroles sages et touchantes alternent avec celles de son équipe (dont son fils) et d'intervenants (universitaires?) qui ne sont malheureusement pas nommés.
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