À voir à la télévision – Bang, bang!
À retenir
- Cinéma / Bonnie et Clyde
- Samedi 28 août
- V, minuit
Lors de sa parution en 1967, Bonnie and Clyde fit scandale et s'attira des critiques diamétralement opposées. La jeune génération, Roger Ebert en tête, claironna le début d'une nouvelle ère à Hollywood. D'autres, notamment au New York Times et au Variety, se montrèrent à l'inverse choqués par ce qu'ils virent. Ce qui n'empêcha pas Warren Beatty et Faye Dunaway, véritables icônes, d'entrer dans la légende.
Campé en pleine Dépression, Bonnie and Clyde débute avec la rencontre, mémorable, de deux des futurs plus célèbres braqueurs de banques du monde. Alors qu'il tente, bien maladroitement, de voler une voiture en zone rurale, Clyde Barrow est surpris par la fille de la propriétaire. Le regard amusé, la jeune Bonnie Parker, occupée à s'ennuyer ferme à la fenêtre de sa chambre, n'a en effet rien manqué des manoeuvres du voleur. Et celui-ci d'entamer la conversation. Et celle-ci de partir avec lui sur un coup de tête. Naissance d'un mythe.
Le film d'Arthur Penn, qui se relevait de la pénible production du brillant La Poursuite impitoyable (The Chase) l'année précédente, passe à la moulinette les clichés d'usage dans les films de gangsters d'antan au profit d'une réelle étude de moeurs. La franchise de certaines situations (fameuse scène de coït non initié et fusillade finale en tête), les brusques ruptures de ton entre humour et violence, l'approche syncopée du montage, etc., contribuèrent certainement à en déstabiliser plusieurs.
Surtout, la manière de raconter la balade sauvage des amants criminels tranchait avec les standards établis. Et comme c'est souvent le cas lorsqu'un créateur casse un moule afin de donner naissance à de l'inédit, tous ne peuvent se montrer ouverts à la proposition. À l'Histoire de trancher ! Certes, tout cela paraît aujourd'hui acquis, mais il n'en demeure pas moins que Bonnie and Clyde a ouvert la voie à ce qui devint le Nouvel Hollywood, préparant les spectateurs à recevoir, et à réclamer, des oeuvres comme Easy Rider et Midnight Cowboy.
Campé en pleine Dépression, Bonnie and Clyde débute avec la rencontre, mémorable, de deux des futurs plus célèbres braqueurs de banques du monde. Alors qu'il tente, bien maladroitement, de voler une voiture en zone rurale, Clyde Barrow est surpris par la fille de la propriétaire. Le regard amusé, la jeune Bonnie Parker, occupée à s'ennuyer ferme à la fenêtre de sa chambre, n'a en effet rien manqué des manoeuvres du voleur. Et celui-ci d'entamer la conversation. Et celle-ci de partir avec lui sur un coup de tête. Naissance d'un mythe.
Le film d'Arthur Penn, qui se relevait de la pénible production du brillant La Poursuite impitoyable (The Chase) l'année précédente, passe à la moulinette les clichés d'usage dans les films de gangsters d'antan au profit d'une réelle étude de moeurs. La franchise de certaines situations (fameuse scène de coït non initié et fusillade finale en tête), les brusques ruptures de ton entre humour et violence, l'approche syncopée du montage, etc., contribuèrent certainement à en déstabiliser plusieurs.
Surtout, la manière de raconter la balade sauvage des amants criminels tranchait avec les standards établis. Et comme c'est souvent le cas lorsqu'un créateur casse un moule afin de donner naissance à de l'inédit, tous ne peuvent se montrer ouverts à la proposition. À l'Histoire de trancher ! Certes, tout cela paraît aujourd'hui acquis, mais il n'en demeure pas moins que Bonnie and Clyde a ouvert la voie à ce qui devint le Nouvel Hollywood, préparant les spectateurs à recevoir, et à réclamer, des oeuvres comme Easy Rider et Midnight Cowboy.
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