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Télévision à la une: V comme «vole un peu plus haut»

Amélie Gaudreau   28 août 2010  Télévision
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Photo : Montage Michel Bernatchez Le Devoir, Photos V

À retenir

    • La programmation d'automne de V débute le 30 août.
Il y a un peu plus d'un an, les frères Rémillard, nouveaux propriétaires du moribond réseau TQS, dévoilaient la nouvelle appellation de leur coûteuse et risquée acquisition: V, tout simplement. Comme le rapportait alors le collègue Stéphane Baillargeon, «V comme vitesse, vertiges, victoire, vision, mais aussi vices, voyou et voyeur» cherchait à rajeunir son public en ciblant un auditoire âgé de 18 à 49 ans. La première programmation offerte par la chaîne «refaçonnée» a plutôt incité certains à croire qu'on était devant un «V comme vidange», avec les adaptations de jeux tels Le Mur, Wipeout et Taxi payant et l'infâme télé-tirelire Call-TV, qui s'est attiré un blâme du CRTC. On déplorait également le peu de contenus originaux et d'émissions d'information.

Cet automne, les détracteurs de «V comme vide» seront à même de constater qu'on a fait certains efforts pour rehausser la qualité de la programmation, d'abord en proposant beaucoup plus d'émissions originales, mais aussi en «tirant la plogue» de certains jeux et en faisant l'acquisition de séries américaines de qualité.

En jetant un rapide coup d'oeil, on constate également que la chaîne semble viser un public un peu plus large, plus «féminin», surtout, avec ses émissions quotidiennes en matinée et en début de soirée. Dans ce rayon, notons d'abord La Cantine, une émission «conviviale et festive autour de la bouffe», selon le communiqué, animée par deux chefs de restaurant montréalais et Jean-Michel Dufaux. Elle sera suivie du magazine Famille 2.0, dont le titre nous laisse facilement deviner les sujets qui y seront traités. La cuisine est encore à l'honneur à l'heure du repas du soir avec Un souper presque parfait, une compétition entre quatre concurrents d'une même région qui se reçoivent à tour de rôle et qui doivent évaluer la performance culinaire de chacun.

La compétition est encore au rendez-vous dans cette autre nouveauté quotidienne, Zéro à 1000 $, l'échelle du talent. Chaque soir, quatre concurrents dotés d'un talent artistique ou autre doivent offrir une performance devant un jury, qui l'évaluera sur une échelle de 0 à 1000, nombre qui équivaudra au montant qu'ils gagneront. Les fans de la défunte (et devenue culte pour certains) émission Relevez le défi y trouveront sans doute leur compte... Suivent d'autres jeux déjà à l'affiche l'hiver dernier, La Guerre des clans et Atomes crochus.

Même si on n'a pas droit à une énième saison de Loft Story, la télé-réalité est encore au rendez-vous, mais dans d'autres registres. Notons d'abord, les mardis soirs, l'une des émissions-vedettes de cet automne, Dubois en réalité, une incursion dans la vie privée du célèbre chanteur et de sa petite famille. Les résumés laissent entrevoir des moments aussi excitants qu'une virée à l'épicerie et une visite chez le médecin... Génération inc., présentée les lundis soirs, se veut un docu-réalité dans lequel une douzaine d'entreprises québécoises profitent des compétences d'une équipe « d'experts » afin d'améliorer leur rendement.

Les humoristes occupent une place importante dans la programmation originale du réseau. Les deux ex-Bleu poudre Jacques Chevalier et Ghislain Taschereau nous invitent à Soirée de clowns, sorte de Parler pour parler réunissant certains de leurs collègues drôles autour d'un repas, le tout agrémenté de sketches. Jean-François Mercier, alias «le gros cave», ravive pour sa part la tradition du talk-show de fin de soirée à l'heure où les autres réseaux présentent leur bulletin de nouvelles. Un autre comique, Peter McLeod, réitère l'expérience de la fiction avec une deuxième saison de la comédie de situation Bienvenue aux dames.

Parlant de fiction, on fonde beaucoup d'espoir dans Prozac, une comédie écrite par les documentaristes Karina Goma et Sophia Borovchyk et mettant en vedette Isabelle Blais, Patrice Robitaille et François Létourneau, qui aborde le thème pas très réjouissant de la dépression. L'acquisition de deux séries américaines acclamées par la critique et appréciées du public, Une femme exemplaire (The Good Wife) et Glee, pourraient également attirer quelques amateurs de fictions de qualité.

L'offre d'émissions d'information demeure toutefois assez mince avec Dumont (qui a perdu son 360) qui passe en fin de soirée, à 22h30 (raccourcie à une demi-heure mais avec un nouveau collaborateur en la personne de Patrick Lagacé), et des bulletins de nouvelles présentés à l'heure des poules (6h) en semaine et à 17h les fins de semaine. Comme quoi il y a toujours place à l'amélioration...

La programmation d'automne de V débute le 30 août.
 
 
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