À voir à la télévision le jeudi 12 août - Liaison fatale
À retenir
- Cinéma / La Femme d'à côté
- TFO, 21h
En Fanny Ardant, François Truffaut a trouvé sa dernière muse, après les Bernadette Lafont, Jeanne Moreau, Marie-France Pisier, Nathalie Baye et autres Catherine Deneuve. À la belle actrice à la voix de velours paraissant perpétuellement à bout de souffle, le cinéaste a offert ses deux dernières oeuvres. Leur première collaboration, La Femme d'à côté, compte parmi les films favoris des admirateurs de Truffaut.
L'histoire est à la fois simple et complexe. Simple dans ses grandes lignes, mais complexe dans la manière dont elle aborde la pérennité du sentiment amoureux. En résumé, l'intrigue tourne autour d'un homme et une femme qui, anciens amants aujourd'hui mariés à d'autres, renouent leur idylle après que la seconde eut emménagé à côté du premier. Haut les coeurs!
Le film contient deux coups de théâtre, l'un au mitan, l'autre à la fin, mais, bien qu'admirablement amenés et négociés, ceux-ci ne constituent en rien l'intérêt principal de l'oeuvre. En effet, le scénario coécrit par Truffaut, Suzanne Schiffman et Jean Aurel s'intéresse bien plus à l'évolution psychologique des personnages qu'à quelque effet de suspense bidon. En ce sens, La Femme d'à côté se révèle à tous égards l'antithèse absolue du racoleur Liaison fatale (Fatal Attraction, 1987).
Tourné non loin de Grenoble, La Femme d'à côté dégage une lumière froide à la limite du glacé, comme pour évoquer le fait que les protagonistes évoluent tels deux ombres dans un présent éloigné en tout d'un passé passionné et fougueux. En William Lubtchansky, Truffaut a trouvé le collaborateur idéal. Directeur photo attitré de Jacques Rivette, Lubtchansky fut de son vivant l'un des meilleurs chefs opérateurs du cinéma français et il en fait ici une démonstration subtile mais éloquente.
Et il y a les interprètes. Ardant, bien sûr, que découvraient les cinéphiles, et Gérard Depardieu, avec qui ceux-ci poursuivaient leur histoire d'amour, plus heureuse, il va sans dire.
Cinéma / La Femme d'à côté
TFO, 21h
L'histoire est à la fois simple et complexe. Simple dans ses grandes lignes, mais complexe dans la manière dont elle aborde la pérennité du sentiment amoureux. En résumé, l'intrigue tourne autour d'un homme et une femme qui, anciens amants aujourd'hui mariés à d'autres, renouent leur idylle après que la seconde eut emménagé à côté du premier. Haut les coeurs!
Le film contient deux coups de théâtre, l'un au mitan, l'autre à la fin, mais, bien qu'admirablement amenés et négociés, ceux-ci ne constituent en rien l'intérêt principal de l'oeuvre. En effet, le scénario coécrit par Truffaut, Suzanne Schiffman et Jean Aurel s'intéresse bien plus à l'évolution psychologique des personnages qu'à quelque effet de suspense bidon. En ce sens, La Femme d'à côté se révèle à tous égards l'antithèse absolue du racoleur Liaison fatale (Fatal Attraction, 1987).
Tourné non loin de Grenoble, La Femme d'à côté dégage une lumière froide à la limite du glacé, comme pour évoquer le fait que les protagonistes évoluent tels deux ombres dans un présent éloigné en tout d'un passé passionné et fougueux. En William Lubtchansky, Truffaut a trouvé le collaborateur idéal. Directeur photo attitré de Jacques Rivette, Lubtchansky fut de son vivant l'un des meilleurs chefs opérateurs du cinéma français et il en fait ici une démonstration subtile mais éloquente.
Et il y a les interprètes. Ardant, bien sûr, que découvraient les cinéphiles, et Gérard Depardieu, avec qui ceux-ci poursuivaient leur histoire d'amour, plus heureuse, il va sans dire.
Cinéma / La Femme d'à côté
TFO, 21h
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