À voir à la télévision le mercredi 11 août - Papy fait de la résistance
À retenir
- Cinéma / Affreux, sales et méchants
- Télé-Québec, 21h
Entre les deux mémorables comédies dramatiques Nous nous sommes tant aimés et Une journée particulière, Ettore Scola signa une satire dont la noirceur de fond tranche avec la tendresse des deux autres films: Affreux, sales et méchants.
Cela dit, les trois oeuvres ont beaucoup en commun. En effet, l'illustre cinéaste italien pose dans chacun un regard acéré sur sa société, celle de l'avant-guerre (Une journée particulière), celle de l'après (Nous nous sommes tant aimés) et, à l'époque, celle du présent (Affreux, sales et méchants). Chaque fois, sous l'humour se cachent un désenchantement, une ironie implacable. Rarement de manière aussi ouverte que dans Affreux, sales et méchants.
Avec un réalisme crasse (littéralement), le film plonge le spectateur dans un bidonville de Rome où les familles cohabitent dans la plus totale promiscuité, entassées les unes sur les autres, dans des taudis qui ne dépareraient pas une favela brésilienne. L'une d'elle a à sa tête Giacinto Mazzatella, infect patriarche qui vit dans la hantise que l'un de ses nombreux enfants ou petits-enfants lui dérobe le million de lires qu'il cache dans sa culotte poisseuse. Obtenu à la suite de la perte de son oeil gauche, le magot est effectivement l'objet de la convoitise de la (très élargie) famille Mazzatella que le vieux malcommode attise lui-même lorsqu'il se prend d'une folle passion pour la prostituée du coin, qu'il entend faire vivre et qu'il invite, insulte suprême, à venir partager son humble bicoque, au grand dam de sa femme, ulcérée par cet affront et des années de mauvais traitement. Dans les circonstances, une seule solution s'impose: tuer le vieil escogriffe.
On rit beaucoup pendant Affreux, sales et méchants, jaune, surtout, car rarement un titre aura été plus approprié. Gagnant du Grand Prix de la mise en scène à Cannes, l'oeuvre d'Ettore Scola, qui entendait initialement réaliser un documentaire, eut en outre une conséquence inattendue: l'année suivant la sortie du film, le «quartier» Monte Ciocci où il tourna son film fut rasé. L'histoire ne dit pas où échouèrent les familles qui l'occupaient.
Cinéma / Affreux, sales et méchants
Télé-Québec, 21h
Cela dit, les trois oeuvres ont beaucoup en commun. En effet, l'illustre cinéaste italien pose dans chacun un regard acéré sur sa société, celle de l'avant-guerre (Une journée particulière), celle de l'après (Nous nous sommes tant aimés) et, à l'époque, celle du présent (Affreux, sales et méchants). Chaque fois, sous l'humour se cachent un désenchantement, une ironie implacable. Rarement de manière aussi ouverte que dans Affreux, sales et méchants.
Avec un réalisme crasse (littéralement), le film plonge le spectateur dans un bidonville de Rome où les familles cohabitent dans la plus totale promiscuité, entassées les unes sur les autres, dans des taudis qui ne dépareraient pas une favela brésilienne. L'une d'elle a à sa tête Giacinto Mazzatella, infect patriarche qui vit dans la hantise que l'un de ses nombreux enfants ou petits-enfants lui dérobe le million de lires qu'il cache dans sa culotte poisseuse. Obtenu à la suite de la perte de son oeil gauche, le magot est effectivement l'objet de la convoitise de la (très élargie) famille Mazzatella que le vieux malcommode attise lui-même lorsqu'il se prend d'une folle passion pour la prostituée du coin, qu'il entend faire vivre et qu'il invite, insulte suprême, à venir partager son humble bicoque, au grand dam de sa femme, ulcérée par cet affront et des années de mauvais traitement. Dans les circonstances, une seule solution s'impose: tuer le vieil escogriffe.
On rit beaucoup pendant Affreux, sales et méchants, jaune, surtout, car rarement un titre aura été plus approprié. Gagnant du Grand Prix de la mise en scène à Cannes, l'oeuvre d'Ettore Scola, qui entendait initialement réaliser un documentaire, eut en outre une conséquence inattendue: l'année suivant la sortie du film, le «quartier» Monte Ciocci où il tourna son film fut rasé. L'histoire ne dit pas où échouèrent les familles qui l'occupaient.
Cinéma / Affreux, sales et méchants
Télé-Québec, 21h
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