À voir à la télévision le mardi 10 août - Petits et grands combats
À retenir
- Grands reportages / Les poings serrés
- RDI, 20h
Les jeunes boxeurs Roodsy Vincent et Steven Rossignol-Généreux partagent dans Les Poings serrés leurs petits et grands combats... sur le ring et à l'extérieur. La réalisatrice de ce documentaire, Mélissa Beaudet, a suivi l'entraînement des deux membres du club de boxe L'Espoir, situé dans Saint-Michel, mais elle s'est surtout intéressée à leur riche et tumultueuse histoire.
L'un des protagonistes, Steven Rossignol-Généreux, a dû apprendre à vivre après le suicide de sa mère et le décès de son père emporté par une crise cardiaque. «Quand j'étais un peu plus jeune, j'étais un p'tit crisse.
Je niaisais tout le temps en classe, pis je faisais des p'tits coups par-derrière. Je n'étais pas capable de rester en place, de rester calme», lâche le boxeur de talent. «S'il y a une journée où je feele moins, je vais à la boxe, je me défoule, et après ça va bien. Ça me fait sentir normal. Je me sens bien», ajoute-t-il. L'homme rêve aujourd'hui d'être briqueleur.
C'est l'agent de police du SPVM Evens Guercy qui a eu l'idée de mettre sur pied un club de boxe, en plein coeur du quartier Saint-Michel, à l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau. L'adhésion au club serait gratuite, mais les participants devraient en même temps poursuivre leurs études, proposait-il. Le patrouilleur comptait faire contrepoids aux gangs de rues.
«En essayant de voir c'est quoi les intérêts des jeunes qui se retrouvaient dans le métro. Eux, c'était vraiment, donnez-nous une place où on peut "chiller" pour utiliser le langage ado, que ce soit pour écouter de la musique, danser, chanter ou faire du sport... comme de la boxe. Ça, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. J'ai fait une demande de subvention, ça a été refusé pour la simple raison qu'on n'apprendrait pas à des jeunes de quartiers défavorisés à se battre.» La Ville a finalement délié les cordons de sa bourse. Elle a accordé environ 4000 $ afin de démarrer le projet. «C'était mieux que rien», affirme Evens Guercy. L'agent a fait l'acquisition de gants, de casques, de cordes à sauter et de plastrons. «C'est à peu près tout.» Le club de boxe L'Espoir a ouvert ses portes en 2005. Le club s'agrandit au fil des semaines et des mois avec l'arrivée sur le ring de la commission scolaire et de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, si bien qu'il accueillera des dizaines de jeunes.
Grands reportages / Les poings serrés
RDI, 20h
L'un des protagonistes, Steven Rossignol-Généreux, a dû apprendre à vivre après le suicide de sa mère et le décès de son père emporté par une crise cardiaque. «Quand j'étais un peu plus jeune, j'étais un p'tit crisse.
Je niaisais tout le temps en classe, pis je faisais des p'tits coups par-derrière. Je n'étais pas capable de rester en place, de rester calme», lâche le boxeur de talent. «S'il y a une journée où je feele moins, je vais à la boxe, je me défoule, et après ça va bien. Ça me fait sentir normal. Je me sens bien», ajoute-t-il. L'homme rêve aujourd'hui d'être briqueleur.
C'est l'agent de police du SPVM Evens Guercy qui a eu l'idée de mettre sur pied un club de boxe, en plein coeur du quartier Saint-Michel, à l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau. L'adhésion au club serait gratuite, mais les participants devraient en même temps poursuivre leurs études, proposait-il. Le patrouilleur comptait faire contrepoids aux gangs de rues.
«En essayant de voir c'est quoi les intérêts des jeunes qui se retrouvaient dans le métro. Eux, c'était vraiment, donnez-nous une place où on peut "chiller" pour utiliser le langage ado, que ce soit pour écouter de la musique, danser, chanter ou faire du sport... comme de la boxe. Ça, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. J'ai fait une demande de subvention, ça a été refusé pour la simple raison qu'on n'apprendrait pas à des jeunes de quartiers défavorisés à se battre.» La Ville a finalement délié les cordons de sa bourse. Elle a accordé environ 4000 $ afin de démarrer le projet. «C'était mieux que rien», affirme Evens Guercy. L'agent a fait l'acquisition de gants, de casques, de cordes à sauter et de plastrons. «C'est à peu près tout.» Le club de boxe L'Espoir a ouvert ses portes en 2005. Le club s'agrandit au fil des semaines et des mois avec l'arrivée sur le ring de la commission scolaire et de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, si bien qu'il accueillera des dizaines de jeunes.
Grands reportages / Les poings serrés
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