À voir à la télévision le lundi 9 août - La lutte des classes
À retenir
- Cinéma / Bingo
- Télé-Québec, 21h
Réalisé en 1974 par Jean-Claude lord, Bingo s'inspire, dit-on le plus souvent, des événements de la Crise d'octobre. Mais à vrai dire, nous sommes plutôt loin de cette crise dans Bingo. Nous voilà plutôt plongés la tête la première au pays imaginaire d'une lutte des classes bien assumée. Le rêve d'une société nouvelle, propre à la pensée contestataire du début des années 1970, irrigue en effet tout le film, loin, bien loin de la réalité plus mouvante du Front de libération du Québec.
«Les Travailleurs», un mouvement clandestin, tente de faire avancer la cause du peuple. Ce mouvement est né d'une grève au cours de laquelle le père du principal protagoniste, incarné par le remarquable Jean Duceppe, perd son emploi avant de sombrer dans un profond désespoir. Son fils François attribue à la veulerie de son paternel tous les torts de l'exploitation dont il est victime, une exploitation que les trois partis en place ne peuvent visiblement pas vraiment changer.
Tandis que le père sombre dans l'alcool et s'écrase sous le poids de ses atermoiements, François tente de mieux comprendre les événements qui secouent le monde ouvrier à travers des photographies qu'il réalise à l'aide d'un appareil photo 35 mm emprunté à son cégep.
Le regard du jeune photographe est écartelé entre son désir de la lumière qui émane de Geneviève, sa petite amie, et le drame qui se joue sur la ligne de piquetage. Est-ce le sentiment de voir plus loin que les autres qui le pousse bientôt à s'engager dans un groupe de terroristes qui enlève quelques grosses poches du régime afin de les séquestrer?
Même si ce film souffre de plusieurs défauts, il permet de comprendre un peu mieux l'univers de la pensée québécoise au début des années 1970, tout en offrant des vues d'un Montréal disparu.
Cinéma / Bingo
Télé-Québec, 21h
«Les Travailleurs», un mouvement clandestin, tente de faire avancer la cause du peuple. Ce mouvement est né d'une grève au cours de laquelle le père du principal protagoniste, incarné par le remarquable Jean Duceppe, perd son emploi avant de sombrer dans un profond désespoir. Son fils François attribue à la veulerie de son paternel tous les torts de l'exploitation dont il est victime, une exploitation que les trois partis en place ne peuvent visiblement pas vraiment changer.
Tandis que le père sombre dans l'alcool et s'écrase sous le poids de ses atermoiements, François tente de mieux comprendre les événements qui secouent le monde ouvrier à travers des photographies qu'il réalise à l'aide d'un appareil photo 35 mm emprunté à son cégep.
Le regard du jeune photographe est écartelé entre son désir de la lumière qui émane de Geneviève, sa petite amie, et le drame qui se joue sur la ligne de piquetage. Est-ce le sentiment de voir plus loin que les autres qui le pousse bientôt à s'engager dans un groupe de terroristes qui enlève quelques grosses poches du régime afin de les séquestrer?
Même si ce film souffre de plusieurs défauts, il permet de comprendre un peu mieux l'univers de la pensée québécoise au début des années 1970, tout en offrant des vues d'un Montréal disparu.
Cinéma / Bingo
Télé-Québec, 21h
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