À voir à la télévision le dimanche 8 août - Ma mère, mon amie...
À retenir
- Cinéma / Le Souffle au coeur
- TFO, 21h
Replacé dans le contexte de la filmogra-phie de Louis Malle, Le Souffle au coeur apparaît comme une oeuvre de maturité et de transition, risquée au chapitre des thèmes, mais pleinement assumée dans son refus de juger ses personnages, qui marque un retour vers une certaine gravité après les plus frivoles Viva Maria! et Le Voleur.
Le Souffle au coeur se déroule dans la France des années 1950, en province, où le jeune Laurent, 14 ans, découvre le jazz à la radio (tiens, tiens...), fait les quatre cents coups avec ses deux frères aînés tout en étant très proche de sa mère. Cette dernière, une femme ravissante encore très jeune, est volontiers rieuse, même s'il est manifeste que le quotidien parfois morne d'une bonne épouse de gynécologue lui pèse un peu. Sans doute cela explique-t-il en partie les infidélités de la dame.
La sexualité est d'ailleurs au centre du film de Malle, qui articule l'essentiel de son récit autour d'un adolescent en plein émoi pubère avec séances de branlette et visite chez les putes à la clé. Au-delà de ces lieux communs, du reste traités avec l'acuité et la sensibilité qui distinguent l'auteur, l'intrigue emprunte une avenue trouble en raison de la maladie de Laurent, chez qui on diagnostiquera, justement, un souffle au coeur. Sa mère l'accompagnera en cure et, hors du contexte familial, leur relation privilégiée prendra lentement mais sûrement un tournant amoureux.
Le Souffle au coeur, comme d'autres oeuvres de Malle, jouit de mille atouts. Je n'en mentionnerai que quelques-uns, dont la mise en scène assurée et poétique, la direction photo évocatrice de Ricardo Aronovich (un habitué de Costa-Gavras) et la composition très juste de la belle Léa Massari (Les Choses de la vie, Le Christ s'est arrêté à Eboli).
Cinéma / Le Souffle au coeur
TFO, 21h
Le Souffle au coeur se déroule dans la France des années 1950, en province, où le jeune Laurent, 14 ans, découvre le jazz à la radio (tiens, tiens...), fait les quatre cents coups avec ses deux frères aînés tout en étant très proche de sa mère. Cette dernière, une femme ravissante encore très jeune, est volontiers rieuse, même s'il est manifeste que le quotidien parfois morne d'une bonne épouse de gynécologue lui pèse un peu. Sans doute cela explique-t-il en partie les infidélités de la dame.
La sexualité est d'ailleurs au centre du film de Malle, qui articule l'essentiel de son récit autour d'un adolescent en plein émoi pubère avec séances de branlette et visite chez les putes à la clé. Au-delà de ces lieux communs, du reste traités avec l'acuité et la sensibilité qui distinguent l'auteur, l'intrigue emprunte une avenue trouble en raison de la maladie de Laurent, chez qui on diagnostiquera, justement, un souffle au coeur. Sa mère l'accompagnera en cure et, hors du contexte familial, leur relation privilégiée prendra lentement mais sûrement un tournant amoureux.
Le Souffle au coeur, comme d'autres oeuvres de Malle, jouit de mille atouts. Je n'en mentionnerai que quelques-uns, dont la mise en scène assurée et poétique, la direction photo évocatrice de Ricardo Aronovich (un habitué de Costa-Gavras) et la composition très juste de la belle Léa Massari (Les Choses de la vie, Le Christ s'est arrêté à Eboli).
Cinéma / Le Souffle au coeur
TFO, 21h
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