À voir à la télévision le samedi 7 août - Mon frère, mon rival
À retenir
- Cinéma / La Rivière du sixième jour
- V, 18h
Ce n'est pas d'hier que la fiction se nourrit de récits de conflits fraternels; la Genèse en contient un célèbre exemple. Loin des considérations divines - quoique -, la magnifique nouvelle autobiographique A River Runs Through It, de Norman Maclean, en est un autre. Adaptée en 1992 par Robert Redford, soit deux ans après la mort de l'auteur, La Rivière du sixième jour constitue une agréable diversion pour l'oeil et, dans une moindre mesure, l'esprit.
C'est à celui que beaucoup considéraient d'ores et déjà comme son dauphin que Redford a confié la vedette de son film: Brad Pitt. Remarqué l'année précédente en auto-stoppeur sexy dans Thelma & Louise, de Ridley Scott, Pitt trouvait ici le rôle qui allait définitivement l'établir comme le golden boy par excellence, une image qu'il eut l'intelligence de casser dès son projet suivant, le violent Kalifornia.
Mais revenons au film de Redford qui, campé dans les paysages enchanteurs du Montana, relate les relations souvent tendues qu'entretiennent un pasteur et ses deux fils de tempéraments contrastés. Norman, le plus sérieux, part pour la côte est où il devient instituteur. Paul, de son côté, opte pour une carrière en journalisme, mais son caractère bouillant et sa passion pour le jeu et l'alcool s'avèrent souvent sources d'ennuis. Réuni avec ce dernier lors d'un été vers la fin des années 1930, Norman tentera de retenir son cadet d'une dérive certaine. Les deux frères ne sont jamais aussi proches que lorsqu'ils pratiquent la pêche à la mouche dans la rivière Blackfoot, comme aux jours insouciants de leur enfance.
Bien entendu, cette belle chronique familiale comporte son lot de notations psychologiques intéressantes, mais c'est surtout son habillage visuel qui enivre, à commencer par la reconstitution d'époque minutieuse et la direction photo du Français Philippe Rousselot (Les Liaisons dangereuses, La Reine Margot). Son travail sur la lumière parvient à émouvoir à lui tout seul.
Cinéma / La Rivière du sixième jour - V, 18h
C'est à celui que beaucoup considéraient d'ores et déjà comme son dauphin que Redford a confié la vedette de son film: Brad Pitt. Remarqué l'année précédente en auto-stoppeur sexy dans Thelma & Louise, de Ridley Scott, Pitt trouvait ici le rôle qui allait définitivement l'établir comme le golden boy par excellence, une image qu'il eut l'intelligence de casser dès son projet suivant, le violent Kalifornia.
Mais revenons au film de Redford qui, campé dans les paysages enchanteurs du Montana, relate les relations souvent tendues qu'entretiennent un pasteur et ses deux fils de tempéraments contrastés. Norman, le plus sérieux, part pour la côte est où il devient instituteur. Paul, de son côté, opte pour une carrière en journalisme, mais son caractère bouillant et sa passion pour le jeu et l'alcool s'avèrent souvent sources d'ennuis. Réuni avec ce dernier lors d'un été vers la fin des années 1930, Norman tentera de retenir son cadet d'une dérive certaine. Les deux frères ne sont jamais aussi proches que lorsqu'ils pratiquent la pêche à la mouche dans la rivière Blackfoot, comme aux jours insouciants de leur enfance.
Bien entendu, cette belle chronique familiale comporte son lot de notations psychologiques intéressantes, mais c'est surtout son habillage visuel qui enivre, à commencer par la reconstitution d'époque minutieuse et la direction photo du Français Philippe Rousselot (Les Liaisons dangereuses, La Reine Margot). Son travail sur la lumière parvient à émouvoir à lui tout seul.
Cinéma / La Rivière du sixième jour - V, 18h
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