À voir à la télévision le vendredi 23 juillet - L'art de noyer la justice dans le pétrole
À retenir
- Zone doc
- L'Héritage de l'Exxon Valdez
- Radio-Canada, 21h
Ce n'est certainement pas un hasard si Zone Doc diffuse un documentaire consacré à la tragique histoire de l'Exxon Valdez. La comparaison avec l'horreur provoquée par BP dans le golfe du Mexique n'est que trop naturelle. Dans les deux cas, il s'agit de l'histoire d'une impunité ahurissante, tout ce qu'il y a de plus symbolique de la cupidité crasse de ces multinationales des énergies fossiles.
Le 24 mars 1989, alors qu'il file avec ses cales pleines de pétrole brut, le gigantesque Exxon Valdez heurte un récif pourtant très bien connu de la baie du Prince-William, en Alaska. Le bateau se trouve alors à neuf kilomètres de sa voie de navigation et son capitaine, ivre, n'est même pas aux commandes. Plus de 40 000 tonnes de liquide visqueux et toxique sont ainsi déversées sur une surface de 7000 kilomètres carrés.
La multinationale Exxon n'ayant absolument pas ce qu'il faut pour réagir au naufrage, ses dirigeants s'acharnent donc sur le terrain des relations publiques. L'opération de nettoyage, elle, attendra. Encore aujourd'hui, le sol est imbibé de pétrole. Après des années de procès marquées par la mauvaise foi criminelle du géant pétrolier, devenu entre-temps ExxonMobil, l'amende a été fixée à 500 millions. L'équivalent de quatre jours de profits pour l'entreprise.
L'histoire s'est répétée à plusieurs reprises depuis. Plus de 500 déversements importants se sont produits dans le monde depuis celui de l'Exxon Valdez. Et on parle de plus en plus d'exploiter les hydrocarbures qui dorment au fond du golfe Saint-Laurent.
Zone doc / L'Héritage de l'Exxon Valdez - Radio-Canada, 21h
Le 24 mars 1989, alors qu'il file avec ses cales pleines de pétrole brut, le gigantesque Exxon Valdez heurte un récif pourtant très bien connu de la baie du Prince-William, en Alaska. Le bateau se trouve alors à neuf kilomètres de sa voie de navigation et son capitaine, ivre, n'est même pas aux commandes. Plus de 40 000 tonnes de liquide visqueux et toxique sont ainsi déversées sur une surface de 7000 kilomètres carrés.
La multinationale Exxon n'ayant absolument pas ce qu'il faut pour réagir au naufrage, ses dirigeants s'acharnent donc sur le terrain des relations publiques. L'opération de nettoyage, elle, attendra. Encore aujourd'hui, le sol est imbibé de pétrole. Après des années de procès marquées par la mauvaise foi criminelle du géant pétrolier, devenu entre-temps ExxonMobil, l'amende a été fixée à 500 millions. L'équivalent de quatre jours de profits pour l'entreprise.
L'histoire s'est répétée à plusieurs reprises depuis. Plus de 500 déversements importants se sont produits dans le monde depuis celui de l'Exxon Valdez. Et on parle de plus en plus d'exploiter les hydrocarbures qui dorment au fond du golfe Saint-Laurent.
Zone doc / L'Héritage de l'Exxon Valdez - Radio-Canada, 21h
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