À voir à la télévision le jeudi 22 juillet - La balade des dames du temps jadis
À retenir
- Cinéma
- Fleurs brisées
- Télé-Québec, 21h
Don Johnston encaisse passivement les récriminations de sa compagne du moment, beaucoup plus jeune que lui. Elle est en train de le larguer et lui, sans doute par expérience, paraît s'être fait à l'idée depuis un moment déjà. Laissé seul dans son cossu bungalow, Don n'a pas eu le temps de s'apitoyer que le sort frappe de nouveau, cette fois sous la forme d'une lettre rose lui annonçant qu'il est le père d'un adolescent.
Pas d'adresse, pas de signature. Étant donné son passé de don Juan, la chose est tout à fait plausible. Mais alors, laquelle de ses nombreuses conquêtes aurait pu donner naissance à sa progéniture? Après enquête, cinq possibilités s'offrent à Don pour autant d'anciennes flammes à revisiter (dont chacune sera associée un moment à la couleur rose).
Fleurs brisées (Broken Flowers, 2005) confirme, si besoin était, à quel point Bill Murray vieillit bien en tant qu'acteur. Dans un rôle très parent de ceux qu'il tenait dans Rushmore et Traduction infidèle (Lost in Translation, 2003), le comédien émeut tout en faisant sourire grâce à ce mélange unique de distance amusée et de mélancolie tranquille. Certains l'accusent de toujours jouer le même personnage, mais on détecte un art consommé de la nuance discrète dans les déclinaisons que propose Murray qui, de variation en variation, élude la redite.
Jim Jarmush, qui a monté ce projet spécifi-quement pour lui, a choyé sa vedette côté
partenaires. Julie Delpy en amante qui se tire, Sharon Stone en organisatrice de placard veuve d'un coureur automobile, Frances Conroy en agente d'immeubles qui semble avoir renoncé au bonheur, Jessica Lange en thérapeute pour animaux dominée par sa secrétaire couveuse (Chloë Sevigny) et Tilda Swinton, méconnaissable en montagnarde acoquinée à des «gars de bicycle», se voient chacune offrir l'occasion de briller, ce qu'elles ne se privent pas de faire, surtout la première, délicieuse de drôlerie contrôlée.
Cinéma / Fleurs brisées - Télé-Québec, 21h
Pas d'adresse, pas de signature. Étant donné son passé de don Juan, la chose est tout à fait plausible. Mais alors, laquelle de ses nombreuses conquêtes aurait pu donner naissance à sa progéniture? Après enquête, cinq possibilités s'offrent à Don pour autant d'anciennes flammes à revisiter (dont chacune sera associée un moment à la couleur rose).
Fleurs brisées (Broken Flowers, 2005) confirme, si besoin était, à quel point Bill Murray vieillit bien en tant qu'acteur. Dans un rôle très parent de ceux qu'il tenait dans Rushmore et Traduction infidèle (Lost in Translation, 2003), le comédien émeut tout en faisant sourire grâce à ce mélange unique de distance amusée et de mélancolie tranquille. Certains l'accusent de toujours jouer le même personnage, mais on détecte un art consommé de la nuance discrète dans les déclinaisons que propose Murray qui, de variation en variation, élude la redite.
Jim Jarmush, qui a monté ce projet spécifi-quement pour lui, a choyé sa vedette côté
partenaires. Julie Delpy en amante qui se tire, Sharon Stone en organisatrice de placard veuve d'un coureur automobile, Frances Conroy en agente d'immeubles qui semble avoir renoncé au bonheur, Jessica Lange en thérapeute pour animaux dominée par sa secrétaire couveuse (Chloë Sevigny) et Tilda Swinton, méconnaissable en montagnarde acoquinée à des «gars de bicycle», se voient chacune offrir l'occasion de briller, ce qu'elles ne se privent pas de faire, surtout la première, délicieuse de drôlerie contrôlée.
Cinéma / Fleurs brisées - Télé-Québec, 21h
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