À voir à la télévision le mercredi 21 juillet - Une histoire inventée
À retenir
- Cinéma
- Un héros très discret
- TV5, 20h
Quand on remonte la filmographie de Jacques Audiard, depuis Un prophète jusqu'à ses débuts comme assistant-scénariste, on constate que sa progression se révèle rien de moins que brillante.
Collaborateur puis partenaire de plein droit de son illustre paternel Michel Audiard (Les Tontons flingueurs), avec qui il a adapté pour Claude Miller Mortelle randonnée, Audiard fils impose son prénom dès son premier long métrage en tant que réalisateur (et scénariste), Regarde les hommes tomber. Il y creuse habilement son sillon de prédilection, le noir, et offre à Mathieu Kassovitz et à Jean-Louis Trintignant des rôles à leur mesure. Deux ans plus tard, il les retrouve dans Un héros très discret, prix du scénario à Cannes. Encore plus achevé, encore plus fascinant, ce film roublard parvient à brouiller la mince ligne séparant la réalité historique et la fiction.
Adapté d'un roman de Jean-François Deniau, Un héros très discret met en scène un curieux personnage: Albert Dehousse. Enfant préférant l'observation à l'action, la lecture de romans d'aventures plutôt que l'élaboration de celles-ci, Albert voit son rêve — passif — de devenir héros de guerre lui filer sous le nez quand la Deuxième Guerre mondiale éclate, puis se conclut sans lui. Fuyant sa vie médiocre (et une épouse qu'il ne mérite pas), Albert aboutit à Paris où il en vient à s'inventer une vie de résistant.
Audiard a eu la bonne idée de faire appel à de vrais historiens dont les interventions très sérieuses se veulent d'éclairants témoignages sur l'existence de ce faux héros devenu objet de roman à clés.
Mise en abyme, mise en abyme... De la même manière, sa réalisation privilégie une multitude de techniques qui aident à forger un climat trompeur de docufiction.
Méticuleux, Audiard met cinq ans à tourner son troisième long métrage, Sur mes lèvres, succès et lauriers (trois César). Et de récidiver avec De battre mon coeur s'est arrêté (huit César), puis, l'an dernier, Un prophète (Grand Prix du jury à Cannes, prix Louis-Delluc, neuf César). Qu'espérer après un tel chef-d'oeuvre? Avec pareil parcours, un autre, pourquoi pas?
Cinéma / Un héros très discret - TV5, 20h
Collaborateur puis partenaire de plein droit de son illustre paternel Michel Audiard (Les Tontons flingueurs), avec qui il a adapté pour Claude Miller Mortelle randonnée, Audiard fils impose son prénom dès son premier long métrage en tant que réalisateur (et scénariste), Regarde les hommes tomber. Il y creuse habilement son sillon de prédilection, le noir, et offre à Mathieu Kassovitz et à Jean-Louis Trintignant des rôles à leur mesure. Deux ans plus tard, il les retrouve dans Un héros très discret, prix du scénario à Cannes. Encore plus achevé, encore plus fascinant, ce film roublard parvient à brouiller la mince ligne séparant la réalité historique et la fiction.
Adapté d'un roman de Jean-François Deniau, Un héros très discret met en scène un curieux personnage: Albert Dehousse. Enfant préférant l'observation à l'action, la lecture de romans d'aventures plutôt que l'élaboration de celles-ci, Albert voit son rêve — passif — de devenir héros de guerre lui filer sous le nez quand la Deuxième Guerre mondiale éclate, puis se conclut sans lui. Fuyant sa vie médiocre (et une épouse qu'il ne mérite pas), Albert aboutit à Paris où il en vient à s'inventer une vie de résistant.
Audiard a eu la bonne idée de faire appel à de vrais historiens dont les interventions très sérieuses se veulent d'éclairants témoignages sur l'existence de ce faux héros devenu objet de roman à clés.
Mise en abyme, mise en abyme... De la même manière, sa réalisation privilégie une multitude de techniques qui aident à forger un climat trompeur de docufiction.
Méticuleux, Audiard met cinq ans à tourner son troisième long métrage, Sur mes lèvres, succès et lauriers (trois César). Et de récidiver avec De battre mon coeur s'est arrêté (huit César), puis, l'an dernier, Un prophète (Grand Prix du jury à Cannes, prix Louis-Delluc, neuf César). Qu'espérer après un tel chef-d'oeuvre? Avec pareil parcours, un autre, pourquoi pas?
Cinéma / Un héros très discret - TV5, 20h
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