À voir à la télévision le dimanche 18 juillet - Derrière la porte
À retenir
- Cinéma
- Une liaison pornographique
- Radio-Canada, 22h40
Vous aurez beau espérer jusqu'à la toute fin, c'est inutile: impossible de savoir ce qui a d'abord amené cet homme (Sergi Lopez) et cette femme (Nathalie Baye) à vouloir se rencontrer par le biais des petites annonces pour partager un curieux fantasme sexuel. Dans un hôtel de Paris, chaque jeudi après-midi, ce manège érotique recommence, mais la caméra demeure dans le corridor étroit au rouge évocateur qui mène à la chambre 118.
Si le mystère plane dans Une liaison pornographique, du cinéaste belge Frédéric Fonteyne, les deux personnages principaux, jamais nommés, n'hésitent pas à se confier, chacun de leur côté, comme s'ils prenaient part à un documentaire sur la complexité des relations amoureuses. Le spectateur en sait toujours plus qu'eux et s'amuse à voir se transformer ce jeu érotique en passion amoureuse. Une transformation, d'ailleurs, qui n'est pas sans étonner ces amants en quête de sensations fortes, plus soucieux de leurs besoins sexuels que de matérialiser leurs rêveries sentimentales.
Si les voyeurs seront quelque peu déçus par la pudeur manifeste du réalisateur, les autres seront tout simplement conquis par la candeur et l'abandon (relatif) des interprètes. Nathalie Baye et Sergi Lopez jouent à merveille la carte des doux mensonges pour voiler leurs véritables sentiments et leurs désirs les plus secrets.
Une liaison pornographique souligne aussi la nouvelle vitalité du cinéma belge, qui ne se résume plus, et c'est tant mieux, à André Delvaux. Le scénariste du film, Philippe Blasband, continuera d'étonner en signant plus tard Thomas est amoureux, de Pierre-Paul Renders, pour ensuite passer à la réalisation avec Un honnête commerçant.
Une petite cinématographie qui voit grand, ça ne peut que nous inspirer.
Cinéma / Une liaison pornographique - Radio-Canada, 22h40
Si le mystère plane dans Une liaison pornographique, du cinéaste belge Frédéric Fonteyne, les deux personnages principaux, jamais nommés, n'hésitent pas à se confier, chacun de leur côté, comme s'ils prenaient part à un documentaire sur la complexité des relations amoureuses. Le spectateur en sait toujours plus qu'eux et s'amuse à voir se transformer ce jeu érotique en passion amoureuse. Une transformation, d'ailleurs, qui n'est pas sans étonner ces amants en quête de sensations fortes, plus soucieux de leurs besoins sexuels que de matérialiser leurs rêveries sentimentales.
Si les voyeurs seront quelque peu déçus par la pudeur manifeste du réalisateur, les autres seront tout simplement conquis par la candeur et l'abandon (relatif) des interprètes. Nathalie Baye et Sergi Lopez jouent à merveille la carte des doux mensonges pour voiler leurs véritables sentiments et leurs désirs les plus secrets.
Une liaison pornographique souligne aussi la nouvelle vitalité du cinéma belge, qui ne se résume plus, et c'est tant mieux, à André Delvaux. Le scénariste du film, Philippe Blasband, continuera d'étonner en signant plus tard Thomas est amoureux, de Pierre-Paul Renders, pour ensuite passer à la réalisation avec Un honnête commerçant.
Une petite cinématographie qui voit grand, ça ne peut que nous inspirer.
Cinéma / Une liaison pornographique - Radio-Canada, 22h40
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