À voir à la télévision le samedi 17 juillet - Karma police
La mort d'un enfant happé lors d'un délit de fuite et le chemin de croix subséquent des parents pour débusquer le coupable constituent une prémisse relativement sûre dans la mesure où on sympathisera d'emblée avec ceux qui restent, parfois même avec la partie fautive.
Près de nous, Obsessed et La Guêpe ont déjà tâté de la formule. Plus ambitieux, moyens aidant, et, dans l'ensemble, distrayant, Au bout de la route (Reservation Road, 2007) ne tient toutefois pas vraiment la route, pardonnez le jeu de mots douteux.
Dwight (excellent Mark Ruffalo), un avocat divorcé, revient d'un match de baseball avec son fils Lucas. Il est pressé. Ruth (Mira Sorvino dans un bon contre-emploi), son ex, brandit la menace de lui faire perdre son droit de visite s'il ramène leur fils en retard. Il roule trop vite. Près d'une station-service, un gamin s'aventure sur la route... Lucas est sonné, mais n'a rien vu. Dwight ment; il ne s'est pas arrêté. Il laisse dans son sillage coupable Ethan (Joaquin Phoenix, trop intense), un père résolu à retrouver le chauffard, Grace (Jennifer Connelly, effacée), une mère qui essaie tant bien que mal de continuer à vivre, et une fillette qui prend des leçons de piano... chez Ruth. Cette coïncidence commode passerait mieux si elle n'avait pas été précédée d'une myriade d'autres détails peu plausibles, à commencer par le fait que, dans son désir de faire avancer l'enquête, Ethan retient les services d'un avocat, nul autre que Dwight. Sur la page, cette pirouette narrative semblait peut-être payante, mais à l'écran, elle ne passe tout simplement pas.
Étonnant, quand même, que la principale faiblesse du film, l'adaptation d'un roman de John Burnham Schwartz par l'auteur et le cinéaste Terry George (Hotel Rwanda), se révèle être le scénario. En effet, George est le scénariste à qui l'on doit l'autrement plus solide Au nom du père (In the Name of the Father, 1993), mis en scène par son compatriote Jim Sheridan. Trop hollywoodienne, l'affaire, sans doute.
Cinéma / Au bout de la route - V, 20h15
Près de nous, Obsessed et La Guêpe ont déjà tâté de la formule. Plus ambitieux, moyens aidant, et, dans l'ensemble, distrayant, Au bout de la route (Reservation Road, 2007) ne tient toutefois pas vraiment la route, pardonnez le jeu de mots douteux.
Dwight (excellent Mark Ruffalo), un avocat divorcé, revient d'un match de baseball avec son fils Lucas. Il est pressé. Ruth (Mira Sorvino dans un bon contre-emploi), son ex, brandit la menace de lui faire perdre son droit de visite s'il ramène leur fils en retard. Il roule trop vite. Près d'une station-service, un gamin s'aventure sur la route... Lucas est sonné, mais n'a rien vu. Dwight ment; il ne s'est pas arrêté. Il laisse dans son sillage coupable Ethan (Joaquin Phoenix, trop intense), un père résolu à retrouver le chauffard, Grace (Jennifer Connelly, effacée), une mère qui essaie tant bien que mal de continuer à vivre, et une fillette qui prend des leçons de piano... chez Ruth. Cette coïncidence commode passerait mieux si elle n'avait pas été précédée d'une myriade d'autres détails peu plausibles, à commencer par le fait que, dans son désir de faire avancer l'enquête, Ethan retient les services d'un avocat, nul autre que Dwight. Sur la page, cette pirouette narrative semblait peut-être payante, mais à l'écran, elle ne passe tout simplement pas.
Étonnant, quand même, que la principale faiblesse du film, l'adaptation d'un roman de John Burnham Schwartz par l'auteur et le cinéaste Terry George (Hotel Rwanda), se révèle être le scénario. En effet, George est le scénariste à qui l'on doit l'autrement plus solide Au nom du père (In the Name of the Father, 1993), mis en scène par son compatriote Jim Sheridan. Trop hollywoodienne, l'affaire, sans doute.
Cinéma / Au bout de la route - V, 20h15
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