vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 19h36
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Redevances: oui mais, dit le CRTC

Le règlement entre câblos et télés généralistes est suspendu à un avis juridique

Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Un pas en avant, un pas en arrière. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) se déclare favorable au principe du versement de redevances des distributeurs de signaux aux télévisions généralistes. Seulement, l'organisme de contrôle souhaite d'abord obtenir de la Cour fédérale d'appel l'autorisation de trancher cette épineuse question à plusieurs centaines de millions de dollars.

Bref, le CRTC veut bien autoriser la négociation de redevances, mais il n'est pas encore certain de pouvoir imposer un règlement. Le jugement de la Cour fédérale pourrait tomber dans six mois.

Le cadre réglementaire envisagé pour modifier le modèle d'affaires de la télévision canadienne a été dévoilé hier à Ottawa. La décision refuse de fixer le montant des redevances éventuelles qui devraient être négociées à la pièce, chaîne par chaîne, ou arbitrées à la demande des deux parties. Le CRTC envisage aussi que les réseaux puissent priver un distributeur par câble ou par satellite de leurs signaux, comme cela est possible sur le marché américain.

Radio-Canada ne serait pas touché par cette option de retrait. Selon sa licence, le réseau d'État doit impérativement atteindre tous les Canadiens. Le Conseil annonce du tac au tac son intention de réévaluer la situation de la télévision nationale lors du renouvellement de cette licence en 2011.

L'affaire s'embrouille encore davantage puisque, sans attendre le jugement de la Cour d'appel, le distributeur satellitaire Bell a annoncé hier son intention d'en appeler au ministre du Patrimoine canadien, James Moore. Le ministre peut infirmer une décision du Conseil.

«Le CRTC se rapproche de ce qui se fait aux États-Unis, où les généralistes négocient avec les distributeurs la valeur de leur signal et menacent de se retirer quand il n'y a pas entente», explique Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d'étude sur les médias de l'Université Laval. «Un rapport de force serait ainsi créé. Mais ce ne sera pas pour tout de suite parce que la Cour d'appel doit trancher et que les distributeurs eux-mêmes vont contester cette décision. D'ailleurs, si le CRTC n'avait pas demandé d'avis juridique sur son pouvoir de trancher, un distributeur l'aurait fait à sa place...»


Le droit de négocier

Dans sa décision, le CRTC dit avoir adopté «une solution axée sur le marché». L'organisme note que «chaque station de télévision pourra entamer des négociations afin d'établir une juste valeur pour la distribution de ses émissions».

Le CRTC avait auparavant fermé la porte à deux reprises à l'idée des redevances. Le Conseil a tenu des audiences publiques à la fin de l'automne dernier autour de cet enjeu du partage des revenus d'abonnement aux signaux de télévision, une manne d'environ 50 $ par mois par foyer du pays. Les télévisions se disent menacées sans le versement d'une redevance. Les distributeurs de signaux répliquent qu'il faudrait que les consommateurs assument la facture supplémentaire, et ils évaluent la surcharge à 10 $ par mois.

«On peut s'attendre à de très lourdes négociations, dit encore M. Giroux. Mais le Conseil reconnaît qu'il y a un déséquilibre dans le système, que les télévisions généralistes ont le droit d'être rémunérées pour leurs signaux et même que ce serait juste pour elles de l'être.»

Les généralistes peuvent d'autant plus réclamer une part que le gâteau gonfle sans cesse. Selon les données révélées la semaine dernière par le CRTC, les recettes des entreprises de distribution des signaux ont grimpé de 1,1 milliard de dollars l'an dernier pour atteindre 11,4 milliards. Leur marge de profit (avant impôts) est d'environ 25 %, pour un total de 2,3 milliards en 2009.

Pendant le même temps, les revenus totaux des télédiffuseurs privés chutaient d'environ 8 %, pour passer sous la barre des 2 milliards. La réduction de leurs dépenses d'exploitation n'a pas permis de dégager des profits, et ces entreprises ont finalement perdu 116 millions en 2009.

Les solutions avancées à l'automne allaient dans tous les sens, en fonction des intérêts de chacun. Les grands distributeurs Rogers, Cogeco et Bell rejetaient purement et simplement l'idée de verser des quotes-parts aux télévisions généralistes. L'appel de Bell au ministre conforte cette opinion. Dans sa réaction d'hier, l'entreprise se dit «déçue» et parle d'une «mauvaise nouvelle pour les consommateurs canadiens».

Quebecor coincée entre les deux bouts du tuyau, puisque la compagnie possède une chaîne (TVA) et un câblodistributeur (Vidéotron), proposait subtilement de réserver l'accès aux redevances aux seules chaînes privées. En clair, c'était oui pour sa filiale TVA ou pour V, mais non pour Radio-Canada ou Télé-Québec. L'empire souhaitait en plus négocier les redevances à la pièce, sous l'arbitrage du CRTC. La porte-parole de Quebecor a annoncé hier que sa propre réaction ne viendrait pas avant aujourd'hui.


«Un jour sombre», dit Radio-Canada

Radio-Canada favorisait aussi la mécanique de négociation tout en réclamant des redevances pour toutes les chaînes généralistes, y compris elle-même évidemment. La Société d'État a jugé sévèrement la décision qui lui refuse le droit de négocier comme les diffuseurs privés. Son communiqué parle d'«un jour sombre pour la radiodiffusion publique».

Le CRTC instaure aussi une nouvelle règle visant spécialement les trois grands réseaux généralistes privés, CTV, Global et Rogers (City TV). À compter de 2011, ils devront dépenser 30 % de leurs revenus en émissions canadiennes, mais le calcul se fera par réseau plutôt que par station. Le Conseil prend ainsi acte de la constitution d'empires médiatiques.

La règle des 30 % ne s'applique toutefois pas aux réseaux privés francophones, car ceux-ci dépensent déjà jusqu'aux trois quarts de leurs revenus en programmation canadienne. Le CRTC réexaminera toutefois la question lors du renouvellement de licence de TVA et V l'an prochain.

Ce qui rappelle le problème de fond de toute cette histoire, celui des oligopoles constitués à l'abri de l'État qui lui refusent maintenant le droit de changer les règles du jeu qui leur profitent amplement. «Il n'y a pas assez de concurrence dans le système de distribution, dit finalement le secrétaire général Giroux. Au fond, au Québec, on a Vidéotron et Cogeco sur des marchés différents et la concurrence de satellites. Ils ne se font pas la guerre des prix, évidemment...»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Eric Allard - Abonné
    23 mars 2010 07 h 11
    De toutes les décisions...
    le CRTC a choisi la plus lâche. Ils disent finalement "on est d'accord pour le principe, mais on ne prendra pas de décision a votre place".

    Ce qui est plus ridicule encore, c'est d'offrir le choix aux réseaux de se suicider commercialement en retirant le droit de les diffuser a une compagnie de câble. Si seulement il y avait réellement une concurrence réelle dans le systeme canadien, comme le fait si justement remarquer M. Baillargeon.

    Le systeme actuel est le résultat du laxisme des gouvernements fédéraux consécutifs, qui n'ont pas mis leurs culottes devant les si puissantes compagnies de diffusion et leur ont permis de créer un systeme ou le consommateur se fait réellement flouer, et pas seulement sur la distribution des émissions (regardez les prix des connexions internet au Canada comparé aux autres pays industrialisés).

    Et maintenant, il faut faire confiance a un ministre conservateur pour gérer cette affaire a l'avantage des canadiens et des diffuseurs publics? Pour reprendre une expression populaire, "On est mal barrés!"
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Lorazo - Abonné
    23 mars 2010 08 h 41
    Courage, fuyons...
    On ne peut pas dire que le CRTC, "organisme public indépendant" tel qu'inscrit sur sa page d'accueil WEB, brille par sa volonté de servir avant tout l'intérêt de l'ensemble des Canadiens: sa nouvelle politique étant avant tout "axée sur le marché". Il y a fort à parier que les consommateurs n'auront pas droit à la parole. Par ailleurs, pour un diffuseur de contenu, le prétendu pouvoir de négociation constitué par la menace de retirer son signal à un distributeur n'est que pure hypothèse d'école. C'est d'autant plus vrai au Québec où la concurrence entre les réseaux de distribution n'existe pas. D'autre part, éliminer CBC/Radio-Canada de ce système, en se basant sur le fait que son signal ne peut être retiré, relève du plus pur discours jésuitique. Finalement, pour rester au Québec, qu'en est-il de l'empire Québécor, qui possède à la fois un réseau de distribution (Vidéotron), une chaîne généraliste (TVA) et des chaînes spécialisées? Plus précisément (il s'agit d'une question de néophyte), quel est l'intérêt pour Québécor d'obtenir que sa filiale Vidéotron paie des redevances à sa filiale TVA (et à ses filiales spécialisées)? À priori, il me semble que l'argent sort d'une poche et rentre par une autre...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    23 mars 2010 08 h 48
    Mon câble
    Le câble nous coutait 27$ en 2000
    Il nous en coute aujourd'hui 46$ pour la même chose
    70% d'augmentation, 7% en moyenne par année (pis ca va encore augmenter avec l'augmentation de la TVQ)
    70%. Or, pas une seule fois le technicien est venu à la maison. On recoit le compte chaque mois, il est payé via la carte de crédit. Le 46$ va directement chez Videotron automatiquement. Aucune dépense à part le compte. Une machine à imprimer de l'argent

    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Simon Mayrand - Inscrit
    23 mars 2010 09 h 40
    pis le câble à ce prix là...
    ....le crtc les autorisent à nous jouer en boucle les mêmes émissions à l'année.....c'est dégueulasse l'industrie du loisir au canada.
    Qu'ils se plaignent après que les gens utilisent des logiciels comme emule, le crtc devrait ÊTRE BANNI, comme le poste de lieutenent gouverneur
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    23 mars 2010 11 h 40
    La vieille haine dirigée contre la SRC
    Cela fait longtemps que de nombreuses personnes s'en prennent, sans nuances et sans perspectives, à Radio-Canada.

    De nombreux souverainistes pensent que Radio-Canada devrait s'appeler RADIO-CADENAS comme le disait Pierre Falardeau. J'ai des «amis», souverainistes bornés, qui voient la SRC comme le repaire de toutes les turpitudes fédéralistes.

    Par contre, de nombreux fédéralistes sont persuadés que la SRC est la courroie de transmission des souverainistes, des maudits séparatistes.

    Trudeau avait déjà menacé de «mettre la clé» dans la porte et Harper pense à peu près la même chose.

    Pour moi, Radio-Canada, ce n'est pas un repaire de tous les «istes». C'est un champ de bataille et un excellent medium d'information. Évidemment le contrôle du gouvernement fédéral embrouille la mission réelle de Radio-Canada.

    Cela étant dit, je ne félicite pas le CRTC, organisme qui, comme tant d'autres, tente d'affaiblir notre chaîne la plus valable, en dépit de nombreuses faiblesses souvent irritantes.

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gebe Tremblay - Inscrit
    23 mars 2010 11 h 46
    Ici c'est terminé
    Dans notre famille (4), seule la mère regardait encore la télé. Mais depuis qu'elle a son propre ordinateur branché elle aussi, elle se rend compte qu'elle ne regarde plus la télé. Elle regarde maintenant la télé Polonia (son pays d'origine: Pologne) en ligne pour seulement 7$ par mois et y regarde les séries dans les archives (des milliers d'heures). Elle regarde les films qu'elle veux et quand elle veux, pour 1$ pièce. À la télé, elle avait quelques postes favoris : Canal Vie, Trucs de ma Maison, et quelques autres canieaux spécialisés. S'ils étaient aussi disponnibles sur le Web, elle s'abonnerait. Mais à 60$ par mois, pourquelques caneaux spécialisés, le satellite ou câble ne vaut plus le prix. Trop de caneaux innutiles dont on nous impose le coût. Elle a donc décidé d'annuler l'abonnement.

    La télé c'est terminé chez nous.

    Que les caneaux spécialisés offrent leur service en ligne comme le font les chaînes européennes. Le vrai choix pour le client.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • TRIPOD - Inscrit
    23 mars 2010 12 h 55
    On a toujours le choix ...
    On a toujours le choix et il devra se faire massivement et rapidement par tous les usagers canadiens, le retour aux "oreilles de lapin" ! On est carrément pris en otage par des câblodistributeurs sans scrupules qui, comme Bell l'avait été pour la téléphonie auparavant, sont en situation de quasi-monopole et qui haussent les prix quand bon leur semblent !

    Nous avons calculé que, au prix où sont rendus ces services, chaque famille canadienne ayant un forfait de télé familial pourrait facilement se faire installer une antenne extrérieure neuve tous les ans !

    Et le CRTC dans tout ça, que NOUS payons avec NOS taxes n'est-il pas sensé représenter les usagers canadiens et de protéger leurs intérêts au lieu d'être à la solde de compagnies dont le seul but dans la vie est de faire des profits ? Et 25% de profits par année, messieurs et mesdames du CRTC, ça ne vous sonne pas une alarme ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Tube - Inscrit
    23 mars 2010 13 h 21
    Quand on enlève la « vision » de télévision
    De plus en plus incompréhensible cette histoire de redevance.
    Pourquoi continuer à écouter la télévision? Par soif d'apprendre ou par désoeuvrement? Un peu des deux probablement. Mais je constate que de mois en mois, la balance penche de plus en plus en faveur du web. Ce que j'aime du web c'est que les diffuseurs n'ont pas encore trouvé le moyen de nous presser le citron. Ça va venir. En attendant, j'en profite. C'est injuste pour eux et une chance pour moi.
    Vidéotron, toujours ratoureux, réussit à nous enfirouaper dans des forfaits téléphone-internet-câble dont on n'arrive plus à se déprendre. Peut-être que la leçon à retenir de tout cela est : simplifions-nous la vie et débranchons-nous!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Françoise Breault - Abonnée
    23 mars 2010 13 h 42
    La lâcheté du CRTC
    La décision du CRTC n'a pas été prise dans l'intérêt du bien commun. C'est caractéristique de ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, où de plus en plus ce sont les Compagnies privées qui mènent. Combien de fois n'entend-on pas: « Le gouvernement ne peut pas prendre telle ou telle décision car les Cies vont s'en aller ailleurs ». En d'autres mots: « nos gouvernements sont l'otage (otage très servile d'ailleurs) des Cies qui font du chantage. Est-ce cela qu'on appelle démocratie?

    Nos ancêtres se sont courageusement battus pour que la population ait droit à un service public d'information qui ne soit pas entachée par des intérêts privés dont le seul but est le profit à tout prix.

    Où est passé le courage? Suites aux décisions prises par le CRTC ces derniers temps, il semble bien que les Cies privées ont réussi à placer leurs représentants au sein même du CRTC.

    Quand le CRTC aura-t-il le courage de prendre ses décisions en fonction du bien commun, en fonction de l'intérêt public des citoyens et non pour le bon plaisir des Cies privées?

    Le CRTC a le mandat et le devoir moral de faire en sorte que notre service public soit assuré d'un financement qui assure sa survie et son indépendance.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philippe Landry - Inscrit
    23 mars 2010 17 h 41
    Merci au CRTC
    Je suis heureux que le CRTC ait exclu la SRC des redevances de cablodiffusion. En effet, en tant que contribuable Québécois, je suis déja forcé de financer la culture canadienne - une culture étrangère hostile à l'identité Québécoise par définition- par le biais de mes impôts, je ne vois pas pourquoi je devrais en plus payer une surtaxe pour une chaîne que je boycotte depuis tant d'années alors que Télé-Québec souffre d'un sous-financement chronique. Par ailleurs, je voudrais souligner qu'un règlement du CRTC interdit à Télé-Québec de produire un bulletin d'information quotidien, ce qui fait du Québec une société non-démocratique de facto puisque la liberté d'expression est niée à l'état du Québec. Finalement, j'attire l'attention sur la piètre qualité de l'information du côté francophone, un ridicule ramassis de propagande et de nation building basé sur la collaboration de francophones de service. Rien a voir avec ce qui se passe à la CBC, qui possède un service d'information d'une qualité exceptionnelle. Est fait, il est absolument scandaleux que CBC-SRC n'offre pas exactement le même bulletin d'information dans les deux langues, ce qui revient à parler des deux côtés de la bouche en même temps.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Maco - Abonné
    23 mars 2010 18 h 36
    HOURRA!
    Nous nous sommes désabonnées du tout cette m...

    80 dollars par mois à dépenser ailleurs .....

    Hourra.

    Et nous n'envisageons pas dans un jour prochain d'y revenir à moins qu'une loi nous y oblige (rien n'est impossible).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Archambault - Inscrit
    23 mars 2010 20 h 47
    M. Landry
    La SRC est la télé des canadiens pour les canadien. Son mandat inclus la promotion du Canada et cela est normal et devrait être même une obligation. La SRC devrait avoir avant tout un penchant anti séparatiste en ne diffusant aucun programme qui montre le séparatisme québécois comme étant acceptable. Il devrait boycotter tout artiste qui tenterait de faire la promotion du séparatisme, sois par son œuvre ou son discours. Et si l'artiste est très visiblement associé au séparatisme alors il devrait être banni des onde de la SRC. La SRC est pour et par des Canadiens.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominic Helppae - Inscrit
    23 mars 2010 21 h 26
    Réponses diverses:
    À TRIPOD:
    Les oreilles de lapins, malheureusement ou heureusement, ne seront plus fonctionnelles au Canada en 2012.

    Si l'on néglige la qualité moindre de l'image et du son, c'est surtout le fait qu'elles occupent de grandes plages de fréquences radio qui font que les «lapins» disparaîtront. Présentement, les réseaux wi-fi, Bluetooth, les téléphones sans-fils et bien d'autres appareils sans-fils emploient une bande de fréquence appelée ISM, mais il y a maintenant tellement d'appareils qu'elle sera bientôt saturée, créant des interférences. C'est un peu comme si on essayait de mettre 30 postes de radio entre 98,1 FM et 99,1 FM. C'est pourquoi aux États-Unis, au Canada et ailleurs dans le monde on cessera au cours des prochaines années d'émettre de la télévision du ondes radio. Malheureusement pour l'accès gratuit aux chaînes de base...

    À CLAUDE ARCHAMBAULT:

    La SRC (le service en français) est produite par des Québécois pour les Canadiens francophones. Hormis les temps de télévision régionale et local, tout est centré sur le Québec ou presque. Elle offre des services de grande qualité à mon avis. En faire un sale instrument de propagande, de n'importe quelle orientation, mais surtout d'une orientation aussi fermée et autoritaire que celle que vous proposez serait tout simplement ignoble. Imaginez si l'on faisait l'inverse avec Télé-Québec, ça serait tout aussi malhonnête!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philippe Landry - Inscrit
    23 mars 2010 21 h 47
    Archambault
    100% d'accord avec vous, la SRC n'est qu'un ramassis de collabos canadians, c'est son mandat qu'elle remplit très bien d'ailleurs, et c'est tout-à-fait légitime. Ce qui est scandaleux, c'est de faire payer aux Québécois les outils de leur propre assimilation, tout en baillonnant Télé-Québec qui devrait pourtant être la voix de la nation Québécoise. Par ailleurs, permettez-moi de vous corriger en ce qui a trait à l'usage du mot séparatisme qui ne s'applique pas aux nations. Dans le cas de nations qui aspirent à l'indépendance, on parle d'indépendantisme. Le séparatisme s'applique aux groupes qui veulent se séparer d'une nation à laquelle ils appartiennent (ex: la bourgeoisie du Venezuela, la population de Taiwan, ou encore une région de l'Italie qui veut se séparer du reste du pays)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
14 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012