vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 19h36
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À voir à la télévision le mardi 2 mars - La femme d'à côté

François Lévesque   27 février 2010  Télévision

À retenir

    • Cinéma / Betty 
    • TFO, 21h
Une jeune femme erre dans la nuit. Elle est seule, elle est ivre. Elle pleure. Dans un bar, un homme la remarque et l'emmène dans un étrange restaurant peuplé de non moins curieux habitués. À moitié incohérente, elle se confie et continue de boire. Au matin, elle se réveille dans un douillet hôtel particulier. Laure, une femme mûre qui occupe la suite voisine, vient prendre des nouvelles de l'énigmatique jeune femme. Celle-ci s'appelle Betty.

Fidèlement adapté d'un roman de Simenon, le film de Claude Chabrol respecte la lettre et le ton de l'auteur, comme d'ailleurs sa précédente adaptation, le mal aimé Les Fantômes du chapelier. C'est une très bonne chose, car Bette est surtout un film d'atmosphère et de mots, lesquels, forcément, doivent être bien choisis.

La progression subtile des joutes oratoires faussement badines qui se déroulent entre Betty et Laure est particulièrement bien calibrée. Car sous couvert de confidences, ces deux femmes se disputent plus que l'affection d'un homme, finalement accessoire, mais bien la possession du territoire. C'est que dans ce petit univers en vase clos, dans ce cocon, le vil monde extérieur ne peut les atteindre. Dehors, elles ne pourraient pas survivre très longtemps. Pour Betty, l'ennemi est une belle-famille machiavélique dont Chabrol a le secret. Pour Laure, le monstre est plus diffus: des fantômes du passé, devine-t-on entre les lignes.

C'est là une des grandes forces du film: ce refus de tout expliqué, de tout traduire. Le spectateur doit fournir un effort de réflexion pour saisir l'importance du jeu de pouvoir dans lequel se sont engagées les deux femmes. À cet égard, on ne s'étonnera pas que Chabrol ait offert le rôle de Laure à Stéphane Audran, ex-femme et muse de tout son âge d'or.

De fait, on pourrait voir là une version alternative de son personnage des Biches, qui connaissait un sort finalement assez similaire. La belle actrice est redoutable en veuve noire fatiguée face à la regrettée Marie Trintignant, qui trouvait là le rôle de sa trop courte carrière.

Cinéma / Betty 
TFO, 21h
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012