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Une planète et quatre ou cinq mondes

Stéphane Baillargeon   6 février 2010  Télévision

À retenir

    • Google World
    • Jeudi 11 février 2010
    • CBC, 21h
C'est une autre de ces belles histoires de self-made-men dont l'Amérique a le secret. La société Google, fondée dans un garage par deux jeunes cracks de l'informatique (Larry Page et Sergey Brin) en 1998, valait quelque 210 milliards en Bourse dix ans plus tard.

Le mot Google est devenu un verbe («je vais googler ça»). La compagnie emploie 20 000 personnes triées sur le volet parmi le million de candidatures qui lui parviennent annuellement. Google est devenu un mythe.

Le documentaire revient sur cette fabuleuse aventure technocommerciale. Il est évidemment question de cette drôle de «culture d'entreprise» qui encourage par exemple les employés à passer un quart de leur temps à faire ce qui leur plaît. Chouette!

Surtout, l'enquête filmée s'intéresse aux problèmes sociopolitiques générés par la constitution du Léviathan postmoderne. L'entreprise tenta-culaire possède maintenant le parc de serveurs le plus imposant du monde. Il y en aurait près de deux millions, répartis dans des «fermes» énergivores cachées sur environ 35 sites partout sur la planète.

Les informations s'y accumulent. Tout sur tout. Le savoir de l'humanité, bien sûr, puisque Google a le projet de numériser toutes les connaissances, des livres, aux images, aux vidéos. D'innombrables données personnelles aussi, dans lesquelles les gouvernements ne se gênent évidemment pas de fouiller. Pékin bloque l'accès aux sites à la source. Washington piste les coquins qui s'intéressent de trop près au terrorisme, mettons.

Il est également question de la suite de cette planète et des quatre ou cinq nouveaux mondes qu'elle engendre déjà. Google a basé sa fortune sur l'information. D'autres compagnies, comme Facebook ou Twitter, créées par d'autres self-made-men, s'intéressent maintenant à la puissance des réseaux. De nouvelles belles et potentiellement inquiétantes histoires se développent...

 
 
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