Fermer la trappe
À retenir
- L'Héritage des trappistes d'Oka
- Jeudi 14 janvier
- Radio-Canada, 20h
L'abbaye d'Oka a été construite par des cisterciens expulsés de la France anticléricale à la fin du XIXe siècle.
Les moines de Bellefontaine ont alors reçu environ mille acres de belle terre québécoise propice à l'agriculture. «Ils sont vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs mains», dit la règle de saint Benoît, encore et toujours appliquée en ce troisième millénaire.
Ils étaient 27 au moment du tournage du très beau et instructif documentaire, en comparaison de 175 au début de la Trappe, sans compter les novices et les employés. Le cuisinier montre l'immense chaudron pour la soupe, qui n'est plus mouillé que par le fin fond.
La prière accompagne les activités monastiques, en silence autant que possible, pour favoriser l'intériorité. Le documentaire de Ninon Larochelle respecte souvent ce monde sans paroles, et ses images, franchement magnifiques, doublent la mise de l'intérêt.
Le travail utilise aussi très bien les photos historiques pour faire comprendre la richesse et la pérennité de pratique de ce lieu, qui a aussi beaucoup compté pour ses activités de recherche et d'expérimentations agricoles. L'astrophysicien Hubert Reeves raconte que le frère Louis-Marie, ami de sa famille, l'a initié à la botanique et à la science, finalement.
Frère Gaston, à la Trappe depuis 67 ans, explique qu'à son arrivée les moines ne parlaient pas. «C'est plus vivable. Avant, il fallait demander la permission de planter un clou.
On travaillait en robe.» Il raconte aussi que le fromage était bien meilleur avant, quand il était au lait cru.
La Trappe a déménagé à Saint-Jean-de-Matha il y a plus d'un an. Dom Yvon-Joseph Moreau, le père abbé, explique la décision de quitter Oka par le désir de retrouver ce que les bâtisseurs du XIXe avaient trouvé à l'ouest de Montréal: la solitude, la tranquillité, un lieu propice au recueillement.
Les moines de Bellefontaine ont alors reçu environ mille acres de belle terre québécoise propice à l'agriculture. «Ils sont vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs mains», dit la règle de saint Benoît, encore et toujours appliquée en ce troisième millénaire.
Ils étaient 27 au moment du tournage du très beau et instructif documentaire, en comparaison de 175 au début de la Trappe, sans compter les novices et les employés. Le cuisinier montre l'immense chaudron pour la soupe, qui n'est plus mouillé que par le fin fond.
La prière accompagne les activités monastiques, en silence autant que possible, pour favoriser l'intériorité. Le documentaire de Ninon Larochelle respecte souvent ce monde sans paroles, et ses images, franchement magnifiques, doublent la mise de l'intérêt.
Le travail utilise aussi très bien les photos historiques pour faire comprendre la richesse et la pérennité de pratique de ce lieu, qui a aussi beaucoup compté pour ses activités de recherche et d'expérimentations agricoles. L'astrophysicien Hubert Reeves raconte que le frère Louis-Marie, ami de sa famille, l'a initié à la botanique et à la science, finalement.
Frère Gaston, à la Trappe depuis 67 ans, explique qu'à son arrivée les moines ne parlaient pas. «C'est plus vivable. Avant, il fallait demander la permission de planter un clou.
On travaillait en robe.» Il raconte aussi que le fromage était bien meilleur avant, quand il était au lait cru.
La Trappe a déménagé à Saint-Jean-de-Matha il y a plus d'un an. Dom Yvon-Joseph Moreau, le père abbé, explique la décision de quitter Oka par le désir de retrouver ce que les bâtisseurs du XIXe avaient trouvé à l'ouest de Montréal: la solitude, la tranquillité, un lieu propice au recueillement.
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