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    Voyage dans les pays de l'écrivain

    12 décembre 2009 |André Lavoie | Télévision
    • La Dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve
    • Samedi 12 décemnre 2009
    • TV5, 19h
    Lorsqu'il délaisse son appareil photo pour la caméra, Pedro Ruiz, dont on peut admirer le travail dans les pages du Devoir, aime traquer les écrivains qui, comme lui, affichent un tempérament nomade et créent dans le plaisir plutôt que dans la douleur.

    C'était déjà le cas dans son premier film consacré au Cubain Pedro Juan Gutierrez (Animal tropical à Montréal) et la suite logique se nomme Dany Laferrière, ce gamin d'Haïti devenu journaliste et qui allait fuir la dictature en s'installant à Montréal en 1976. Plus tard, il aura suffi d'un seul roman, Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer (1985), pour que son auteur soit immédiatement connu.

    Depuis cette époque, la popularité personnelle de Laferrière n'a jamais fléchi, surtout au Québec, mais qu'en est-il de la fréquentation de son oeuvre? Celle-ci est abondante, marquée par les souffrances de l'exil, la nostalgie d'une jeunesse envolée, l'amour des femmes et celui d'un continent; les gens d'ici en savent-ils quelque chose? Dans La Dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve, Pedro Ruiz souligne cette contradiction et réussit à aller au-delà de l'image du personnage médiatique, du charmant cabotin et du tribun habile.

    Au milieu de tous les paysages qui ont façonné son écriture, qu'il s'agisse de Port-au-Prince, de Petit-Goâve (le territoire de l'enfance), de Montréal ou de New York (théâtre de confidences émouvantes sur son père), Dany Laferrière se révèle avec aisance et une grande humanité. Pour les éloges, certains collaborateurs se chargent de cette tâche et ne ménagent pas les superlatifs au sujet de son dernier livre, L'Énigme du retour. Et les voilà maintenant transformés en critiques dithyrambiques alors que la sortie de ce documentaire émouvant et ludique coïncidait — heureux hasard! — avec la remise du prix Médicis, un sommet dans l'oeuvre de celui qui ne craint pas d'écrire des livres... «moyens». Les honneurs ne risquent pas de le changer.














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