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Chacun se concocte sa propre revue de l'année, le jour du changement de calendrier. Comparant son menu aux plats officiels servis à la télé, tout Québécois digne de ce nom juge le sien plus subtil et mieux équilibré. Les rétrospectives du 31 décembre offrent une tonique provocation à tous ceux, on s'inclut dans le lot, qui auraient mieux épicé la sauce et râlent devant ses grumeaux.
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La télévision tend un miroir à la société. C'est une glace chaude, intime, capable de refléter les deux côtés de la peau.
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Dans sa diatribe contre la télé publiée dans Le Devoir mardi dernier, Victor-Lévy Beaulieu, qui qualifiait le petit écran du jour «de gigantesque fourre-tout» en plus de donner à ses artisans divers noms d'oiseau, a omis un certain courant marmiton, susceptible d'épicer pourtant encore sa sauce.