Depeche Mode au Centre Bell - Bienfaisante douleur
La voix chaude et envoûtante de Dave Gahan, le chanteur de Depeche Mode, n'a pas mis de temps avant d'envahir le Centre Bell, hier soir sur le coup de 21h. Les 12 800 âmes déjà bien réchauffées par la prestation plus qu'honnête livrée par le groupe new-yorkais The Bravery en première partie, se sont levées d'un bond dès l'arrivée sur scène du mythique trio britannique.
Martin Gore, comme toujours vêtu d'étrange façon, est arrivé le premier sur la scène argentée (tout droit sortie de l'espace... ), puis le flegmatique Andy Fletcher s'est rendu derrière ses claviers. Dave Gahan, plus en forme et en beauté que jamais, a fait son entrée sur la chanson Pain suivie de John the Revelator, histoire d'installer le registre mystico-spirituel dès le début. Les Anglais présentent leur onzième album studio, Playing the Angel, certainement le plus sombre de tous. Ainsi, la souffrance, la damnation, l'enfer, le péché, l'amour et le sexe sont des thèmes qui donnent le ton à cette tournée.
Le trio a ensuite enchaîné avec deux succès, Question of Time et Policy of Truth, pour le plus grand plaisir de la foule, des trentenaires presque en totalité. C'est un Dave Gahan souriant, visiblement heureux d'être là, en vie, après les difficiles années passées à combattre ses démons intérieurs, qui a livré, tout au long du spectacle ses mouvements de danse lascive. Precious, premier simple du récent album, suivi de Walking in my Shoes et de Suffer Well, ont été livrées avec précision et un plaisir évident, le tout enrobé d'une sonorisation impeccable du début à la fin et d'un visuel, sur six écrans, époustouflant!
Dave Gahan a ensuite laissé toute la place à l'architecte du groupe, Martin Gore (il compose la majorité des chansons) pour l'interprétation de Damaged People et Home. C'était un moment plus calme du spectacle, où les gens se sont assis et ont sorti leur briquet. L'intermède fut de courte durée, seulement là pour préparer le paroxysme qui a suivi.
Le trio devait choisir dans un répertoire de tubes qui roulent depuis 25 ans. Ainsi, Depeche Mode a livré I Want it All, Sinner in Me, pour ensuite culminer avec cinq bombes: I Feel You, Behind the Wheel, World in my Eyes — durant laquelle Dave Gahan s'est donné, torse nu, plus sensuel que jamais. Durant Personal Jesus, dans une version allongée, Gahan s'est amusé à faire chanter la foule, toutes lumières allumées.
Comme si ce n'était pas déjà assez, Enjoy the Silence, quelque peu revisitée, est venue clore le spectacle, de manière magistrale.
À l'heure de partir, on entendait au loin la première chanson du rappel, la personnelle Somebody, livrée en douceur par Gore. Les gens avaient le sourire aux lèvres, comme si, parfois, la souffrance faisait du bien. Surtout la souffrance de Depeche Mode.
Martin Gore, comme toujours vêtu d'étrange façon, est arrivé le premier sur la scène argentée (tout droit sortie de l'espace... ), puis le flegmatique Andy Fletcher s'est rendu derrière ses claviers. Dave Gahan, plus en forme et en beauté que jamais, a fait son entrée sur la chanson Pain suivie de John the Revelator, histoire d'installer le registre mystico-spirituel dès le début. Les Anglais présentent leur onzième album studio, Playing the Angel, certainement le plus sombre de tous. Ainsi, la souffrance, la damnation, l'enfer, le péché, l'amour et le sexe sont des thèmes qui donnent le ton à cette tournée.
Le trio a ensuite enchaîné avec deux succès, Question of Time et Policy of Truth, pour le plus grand plaisir de la foule, des trentenaires presque en totalité. C'est un Dave Gahan souriant, visiblement heureux d'être là, en vie, après les difficiles années passées à combattre ses démons intérieurs, qui a livré, tout au long du spectacle ses mouvements de danse lascive. Precious, premier simple du récent album, suivi de Walking in my Shoes et de Suffer Well, ont été livrées avec précision et un plaisir évident, le tout enrobé d'une sonorisation impeccable du début à la fin et d'un visuel, sur six écrans, époustouflant!
Dave Gahan a ensuite laissé toute la place à l'architecte du groupe, Martin Gore (il compose la majorité des chansons) pour l'interprétation de Damaged People et Home. C'était un moment plus calme du spectacle, où les gens se sont assis et ont sorti leur briquet. L'intermède fut de courte durée, seulement là pour préparer le paroxysme qui a suivi.
Le trio devait choisir dans un répertoire de tubes qui roulent depuis 25 ans. Ainsi, Depeche Mode a livré I Want it All, Sinner in Me, pour ensuite culminer avec cinq bombes: I Feel You, Behind the Wheel, World in my Eyes — durant laquelle Dave Gahan s'est donné, torse nu, plus sensuel que jamais. Durant Personal Jesus, dans une version allongée, Gahan s'est amusé à faire chanter la foule, toutes lumières allumées.
Comme si ce n'était pas déjà assez, Enjoy the Silence, quelque peu revisitée, est venue clore le spectacle, de manière magistrale.
À l'heure de partir, on entendait au loin la première chanson du rappel, la personnelle Somebody, livrée en douceur par Gore. Les gens avaient le sourire aux lèvres, comme si, parfois, la souffrance faisait du bien. Surtout la souffrance de Depeche Mode.
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