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    34e Festival international de la chanson de Granby - Divinité grecque et drôle d'elfe au palmarès

    Cassiopée et Orly Chap couronnées aux côtés du groupe Kodiak

    23 septembre 2002 |Sylvain Cormier | Musique
    Cassiopée, qu'elle s'appelle. De mémoire, c'était la première fois qu'à Granby, le patriarche des concours de chanson couronnait une figure de la mythologie grecque à sa finale interprète. Cela se passait vendredi dernier: Zeus était content, le peuple itou.

    Orly Chap, qu'elle s'appelle. C'était aussi la première fois que Granby consacrait une chanteuse française de France à sa finale auteur-compositeur-interprète: on a écrit l'histoire samedi. De quoi s'étonner un peu, quand même, dans le traditionnel fief de la chanson québécoise d'auteur. De quoi, par la même occasion, comprendre ce qu'on veut vraiment dire depuis le début par «festival international»: en fin de semaine, Granby assumait son mandat universel. Jusqu'à l'Olympe.

    Précisons. Cassiopée est le nom d'artiste de Véronique Lapierre. La divinité, suppose-t-on, a rapport avec la flamboyance de l'artiste. Cette Cassiopée, que l'on a déjà vue dans le spectacle des Classiques de Broadway, donne dans le spectaculaire, dans le genre ôtez-vous de là, c'est moi qui fait des sparages. Quelque part entre Guesh Patti, Joe Bocan et Diane Dufresne, proposaient les observateurs à la salle de presse du chic Palace de Granby. Lesquels n'étaient pas tous d'accord avec le choix du jury: j'étais du côté de ceux qui préféraient les interprétations plus nuancées d'une Natalie Byrns (d'où son Prix de la presse): sa version du Jack Monoloy de Vigneault était d'une rare vérité. On la reverra. Cassiopée aussi, inévitablement.

    Orly Chap n'est pas née Orly Chap non plus. Aurélie Chapin est certes moins choc mais plus joli, je trouve. Le vrai choc était qu'elle gagne: il fallait bien que ça arrive, après trois ans de candidatures venues de là-bas (par le truchement d'un concours de chanson française, Le Chaînon manquant). Droit de participer, droit de gagner? Elle le méritait: drôle d'elfe avec timbre de Piaf, elle avait la rime riche et le propos mordant. De fait, elle faisait un peu mal paraître les copines et le copain de la catégorie, tellement sa maîtrise de la langue était patente: seul Pierre Lapointe, l'extraordinaire gagnant de l'an dernier, aurait pu lui offrir une vraie joute. Généreuse, elle a fait ce que personne ne fait jamais: diviser par quatre la bourse, au profit de ses pairs. Il se peut bien qu'elle ne reparte plus jamais.

    Drôle de petite année, résumaient les habitués de Granby: c'est la finale des groupes de jeudi soir qui relevait le niveau. Le groupe Kodiak l'a emporté. Pure laine, cette bande-là? Pas exactement: Kodiak mêle le trad au hip hop. Décidément, à l'animateur près (l'excellent Gildor Roy dans le rôle de Gildor Roy), on ne s'y reconnaissait plus. Et c'est tant mieux.












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