L'Irak recherche sa nouvelle vedette
Photo : Agence Reuters
Quand ils échappent aux coupures d'électricité, aux attaques de la guérilla et aux contrôles tatillons des troupes étrangères, les Irakiens goûtent enfin aux joies de l'évasion culturelle, avec une version locale de l'émission American Idol.
Quand ils échappent aux coupures d'électricité, aux attaques de la guérilla et aux contrôles tatillons des troupes étrangères, les Irakiens goûtent enfin aux joies de l'évasion culturelle, avec une version locale de l'émission American Idol.
Plus de 2000 jeunes ont répondu à l'offre lancée l'an dernier par la chaîne Al Soumeria, qui voulait adapter en Irak ce succès mondial du «radio-crochet», né en Grande-Bretagne sous le nom de Pop Idol et popularisé dans le monde arabe par l'émission libanaise Arab Superstar. La finale du concours irakien est d'ailleurs organisée à Beyrouth. «Nous avions des émissions comme celle-là dans les années 1960, quand les gens ont découvert la télévision. Mais depuis, avec toutes ces guerres, les Irakiens en étaient privés», a expliqué le directeur du programme, Ouadia Nader. Même dans un studio des plus spartiates, face à des apprentis-stars qui ont bravé les risques les plus insensés pour venir pousser la chansonnette, le jury se veut aussi inflexible que ses homologues étrangers. Cette sévérité n'entame en rien la détermination des candidats, comme l'explique Lou'ay Hazem après son passage: «Je ne regrette rien du tout. Même si je perds, cela reste une chance d'être vue et de faire quelque chose sans peur ni hésitation.» Peu de jeunes femmes osent cependant tenter l'aventure, signe du virage conservateur d'un pays qui, il y a quelques décennies encore, comptait de nombreuses vedettes féminines.
Plus de 2000 jeunes ont répondu à l'offre lancée l'an dernier par la chaîne Al Soumeria, qui voulait adapter en Irak ce succès mondial du «radio-crochet», né en Grande-Bretagne sous le nom de Pop Idol et popularisé dans le monde arabe par l'émission libanaise Arab Superstar. La finale du concours irakien est d'ailleurs organisée à Beyrouth. «Nous avions des émissions comme celle-là dans les années 1960, quand les gens ont découvert la télévision. Mais depuis, avec toutes ces guerres, les Irakiens en étaient privés», a expliqué le directeur du programme, Ouadia Nader. Même dans un studio des plus spartiates, face à des apprentis-stars qui ont bravé les risques les plus insensés pour venir pousser la chansonnette, le jury se veut aussi inflexible que ses homologues étrangers. Cette sévérité n'entame en rien la détermination des candidats, comme l'explique Lou'ay Hazem après son passage: «Je ne regrette rien du tout. Même si je perds, cela reste une chance d'être vue et de faire quelque chose sans peur ni hésitation.» Peu de jeunes femmes osent cependant tenter l'aventure, signe du virage conservateur d'un pays qui, il y a quelques décennies encore, comptait de nombreuses vedettes féminines.
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