Chuck Berry se rappelle le bon vieux temps avec «Johnny B. Goode» Johnson
University City, Missouri — Chuck Berry, une légende du rock'n'roll, arrivait d'un voyage en Europe récemment lorsqu'il a appris la mort de son ancien ami et collaborateur Johnnie Johnson, à l'âge de 80 ans.
Dès son arrivée, il est allé directement de l'aéroport au club de nuit Blueberry Hill, en banlieue de Saint-Louis, ou lui et Johnson jouaient encore ensemble il y a un an. Pour Berry, Johnson, avec qui il avait partagé 50 ans de carrière, était «l'homme à la main droite explosive».
Maître du boogie-woogie, Johnson était «mon pianiste et personne d'autre n'était à sa hauteur», se remémore Berry, âgé de 78 ans. Ensemble, ils ont connu d'énormes succès comme Roll Over Beethoven et No Particular Place to Go.
Johnson, qui avait appris le piano par lui-même, avait une personnalité effacée. Il n'a jamais atteint la gloire comme Chuck Berry. Pourtant, il fut éventuellement considéré comme le père du rock'n'roll au piano et intronisé en 2001 dans le Temple de la renommée du rock and roll dans la catégorie accompagnateur.
La longue collaboration de Johnson et Berry devait définir l'évolution des premières années du rock'n'roll et faire de Saint-Louis un des hauts lieux de la musique. Un autre couple bien connu, Ike et Tina Turner, a également contribué à cette renommée de St. Louis à la même époque.
Pour Berry et Johnson, tout a commencé au Cosmopolitan, à East St. Louis, à la veille du Jour de l'an de 1952. Johnson l'avait invité à prendre la relève d'un saxophoniste malade du Sir John Trio. Berry était alors dans la dèche et inconnu.
«Il m'a donné ma chance, dit-il aujourd'hui. J'étais enthousiaste. J'ai fini par ravir le groupe à Johnnie.»
Johnson ne s'en est jamais plaint.
Berry s'était montré tellement talentueux qu'il était même devenu l'étoile du groupe. Même dans les années 1980 et 1990, le groupe se réunissait encore pour donner des spectacles.
Souvent, c'est Johnson qui composait la musique au piano et Berry transposait le tout à la guitare et ajoutait les chansons. Son grand succès Johnny B. Goode était d'ailleurs un hommage au talent de Johnson.
Par la suite, Chuck Berry s'est produit en spectacle avec d'autres grandes star du rock comme Keith Richards, Eric Clapton, John Lee Hooker et Bo Diddley.
Mais la vieille amitié entre Berry et Johnson n'a pas toujours été au beau fixe. En 2000, Johnson a poursuivi Berry pour des droits d'auteur sur des oeuvres composées par le duo. La poursuite fut toutefois rejetée par la cour deux ans plus tard.
Pour sa part, Berry n'a jamais su si Johnson était véritablement à l'origine de cette poursuite. «Johnnie n'aurait jamais engagé une telle poursuite, selon lui. Il n'aurait jamais attendu 40 ans pour le faire.»
Peu importe, Berry compte bien offrir un concert en mémoire de son vieil ami, préférablement au Edward Jones Dome de Saint-Louis, qui peut contenir jusqu'à 70 000 personnes.
«On lui donnera ce qui lui est dû», affirme-t-il.
«Ce sera mon tour très bientôt, ajoute-t-il. Versera-t-on quelques larmes pour Chuck? J'espère que non. Pourquoi pleurer devant l'inévitable? À 78 ans, je suis bien content d'être encore en vie.»
Dès son arrivée, il est allé directement de l'aéroport au club de nuit Blueberry Hill, en banlieue de Saint-Louis, ou lui et Johnson jouaient encore ensemble il y a un an. Pour Berry, Johnson, avec qui il avait partagé 50 ans de carrière, était «l'homme à la main droite explosive».
Maître du boogie-woogie, Johnson était «mon pianiste et personne d'autre n'était à sa hauteur», se remémore Berry, âgé de 78 ans. Ensemble, ils ont connu d'énormes succès comme Roll Over Beethoven et No Particular Place to Go.
Johnson, qui avait appris le piano par lui-même, avait une personnalité effacée. Il n'a jamais atteint la gloire comme Chuck Berry. Pourtant, il fut éventuellement considéré comme le père du rock'n'roll au piano et intronisé en 2001 dans le Temple de la renommée du rock and roll dans la catégorie accompagnateur.
La longue collaboration de Johnson et Berry devait définir l'évolution des premières années du rock'n'roll et faire de Saint-Louis un des hauts lieux de la musique. Un autre couple bien connu, Ike et Tina Turner, a également contribué à cette renommée de St. Louis à la même époque.
Pour Berry et Johnson, tout a commencé au Cosmopolitan, à East St. Louis, à la veille du Jour de l'an de 1952. Johnson l'avait invité à prendre la relève d'un saxophoniste malade du Sir John Trio. Berry était alors dans la dèche et inconnu.
«Il m'a donné ma chance, dit-il aujourd'hui. J'étais enthousiaste. J'ai fini par ravir le groupe à Johnnie.»
Johnson ne s'en est jamais plaint.
Berry s'était montré tellement talentueux qu'il était même devenu l'étoile du groupe. Même dans les années 1980 et 1990, le groupe se réunissait encore pour donner des spectacles.
Souvent, c'est Johnson qui composait la musique au piano et Berry transposait le tout à la guitare et ajoutait les chansons. Son grand succès Johnny B. Goode était d'ailleurs un hommage au talent de Johnson.
Par la suite, Chuck Berry s'est produit en spectacle avec d'autres grandes star du rock comme Keith Richards, Eric Clapton, John Lee Hooker et Bo Diddley.
Mais la vieille amitié entre Berry et Johnson n'a pas toujours été au beau fixe. En 2000, Johnson a poursuivi Berry pour des droits d'auteur sur des oeuvres composées par le duo. La poursuite fut toutefois rejetée par la cour deux ans plus tard.
Pour sa part, Berry n'a jamais su si Johnson était véritablement à l'origine de cette poursuite. «Johnnie n'aurait jamais engagé une telle poursuite, selon lui. Il n'aurait jamais attendu 40 ans pour le faire.»
Peu importe, Berry compte bien offrir un concert en mémoire de son vieil ami, préférablement au Edward Jones Dome de Saint-Louis, qui peut contenir jusqu'à 70 000 personnes.
«On lui donnera ce qui lui est dû», affirme-t-il.
«Ce sera mon tour très bientôt, ajoute-t-il. Versera-t-on quelques larmes pour Chuck? J'espère que non. Pourquoi pleurer devant l'inévitable? À 78 ans, je suis bien content d'être encore en vie.»
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