À voir à la télévision le lundi 28 février - Pâle reconstitution
Il est des artistes qu'on imagine mal personnifiés par quelqu'un d'autre. Félix Leclerc est de ceux-là. Reconstituer les années marquantes de sa carrière française et québécoise dans une télésérie de quatre heures était un projet casse-cou dont la réalisation échoue lamentablement.
Même si Daniel Lavoie réussit à incarner le poète sans trop essayer de l'imiter (mission quasi impossible), il est difficile pour le spectateur de croire au personnage de Félix alors qu'on ne retrouve ni sa voix, ni son regard, ni sa manière caractéristique de toucher la guitare. Mais ce n'est pas là la plus grande faiblesse de cette série. Il ne fallait surtout pas tenter d'illustrer l'univers poétique de l'auteur-chanteur, et c'est malheureusement le piège dans lequel les concepteurs sont tombés.
La poésie est un esprit libre, sauvage, qui fuit les images convenues et qui, comme la beauté, se trouve rarement là où on l'indique; Félix Leclerc l'avait bien compris. Aussi les images poétiques qui abondent dans cette série susciteraient-elles probablement un grand éclat de rire chez l'intéressé, car tous les clichés défilent, de la sorcière qui hante l'île à l'étalon blanc nimbé d'un halo de lumière qui galope dans la prairie, en passant par les «esprits du fleuve», mi-fantômes, mi-morts-vivants, qui sortent des eaux, et le cerf-volant qui flotte sur fond de ciel bleu. Certes, on peut retrouver certaines de ces métaphores dans les livres de Félix, mais leur représentation est laissée à l'imaginaire du lecteur.
Cette série ne réserve aucune surprise. Pour mieux s'approcher de Félix Leclerc, mieux vaut revoir le documentaire La Vie, de Jean-Claude Labrecque.
Félix Leclerc
Radio-Canada, 21h
Même si Daniel Lavoie réussit à incarner le poète sans trop essayer de l'imiter (mission quasi impossible), il est difficile pour le spectateur de croire au personnage de Félix alors qu'on ne retrouve ni sa voix, ni son regard, ni sa manière caractéristique de toucher la guitare. Mais ce n'est pas là la plus grande faiblesse de cette série. Il ne fallait surtout pas tenter d'illustrer l'univers poétique de l'auteur-chanteur, et c'est malheureusement le piège dans lequel les concepteurs sont tombés.
La poésie est un esprit libre, sauvage, qui fuit les images convenues et qui, comme la beauté, se trouve rarement là où on l'indique; Félix Leclerc l'avait bien compris. Aussi les images poétiques qui abondent dans cette série susciteraient-elles probablement un grand éclat de rire chez l'intéressé, car tous les clichés défilent, de la sorcière qui hante l'île à l'étalon blanc nimbé d'un halo de lumière qui galope dans la prairie, en passant par les «esprits du fleuve», mi-fantômes, mi-morts-vivants, qui sortent des eaux, et le cerf-volant qui flotte sur fond de ciel bleu. Certes, on peut retrouver certaines de ces métaphores dans les livres de Félix, mais leur représentation est laissée à l'imaginaire du lecteur.
Cette série ne réserve aucune surprise. Pour mieux s'approcher de Félix Leclerc, mieux vaut revoir le documentaire La Vie, de Jean-Claude Labrecque.
Félix Leclerc
Radio-Canada, 21h
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

