mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Chanson - Fabienne Thibeault et son Français

Isabelle Porter   10 janvier 2005  Musique
Fabienne Thibeault et son mari Jean-Pierre Debarbat se côtoieront sur la scène comme ils se côtoient dans la promotion des produits du terroir français! — Source: Communications Paulette Dufour
Fabienne Thibeault et son mari Jean-Pierre Debarbat se côtoieront sur la scène comme ils se côtoient dans la promotion des produits du terroir français! — Source: Communications Paulette Dufour
Dans la série des «Que sont nos vedettes devenues?», la nouvelle vie de Fabienne Thibeault a de quoi surprendre. Nommée récemment Officière du Mérite agricole en France, la serveuse automate s'est recyclée dans la promotion — chantée — des produits du terroir français!

«Quand on arrive à 50 ans, il y a d'autres choses qui nous intéressent que notre propre tête dans le miroir le matin quoi!», lance-t-elle lors d'un sympathique entretien en compagnie de son conjoint, le saxophoniste français Jean-Pierre Debarbat. «On a créé une structure de conseil en animation rurale [...] On est reçus en région où l'on nous présente les élevages, les fermes. On va aussi dans les congrès syndicaux. [...] Il y a en France une quintessence de produits du terroir propres à certaines régions qui est emblématique et qui doit absolument persister», précise la chanteuse avec sérieux avant de nous livrer quelques vers rendant hommage au cochon noir. Évidemment, le couple n'en a pas que pour ce patrimoine-là. Basé à Paris depuis une quinzaine d'année, il veille aussi à promouvoir l'héritage musical de madame avec une revue des grands hits québécois (Vigneault, Charlebois, Starmania...) qui sera présentée au Québec pour la première fois cette semaine.

Cela fait au moins dix ans que Fabienne Thibeault ne s'est pas produite chez nous. Cette année, son séjour du temps des fêtes a été prolongé: «J'avais fait une interview avec Michel Jasmin ici à Québec et l'équipe du Petit Champlain l'avait vue. Je parlais de mon désir de revenir chanter au Québec et c'est comme ça que nous avons reçu un courriel il y a quelques mois», résume-t-elle avec un accent français qui ne trahit toutefois pas ses origines. Pour ce concert, elle sera accompagnée par Jean-Pierre au saxophone et par Bruno Fecteau au piano, pour les chansons de Gilles Vigneault. «C'est un spectacle où on se raconte un peu, où on parle avec le public avec des moments chaleureux, en toute simplicité en espérant qu'il y aura du glamour. C'est un spectacle où les chansons sont les vedettes et le contact avec le public aussi. Moi, je suis comme ça.»

Juste une question de feeling

Polyvalente, la belle Fabienne a prêté sa voix tant aux airs traditionnels qu'à la chanson populaire. Question de feeling... Le mot «quétaine» ne semble pas faire partie de son vocabulaire. Son truc, c'est la chanson. De son côté de l'océan, elle s'est réjouie de l'arrivée de Pierre Lapointe, mais ne s'est pas insurgée devant l'apparition d'un Wilfred Le Bouthillier: «La télé fait son travail, et je la respecte. D'ailleurs, j'ai déjà été reçue à Star Académie en France. On est bien reçus, on est correctement payés et tout va bien. Maintenant, moi je suis trop curieuse pour accepter l'extrême concentration.» Bref, soutient-elle, il en va de la culture comme de l'agriculture: «Il y a de l'excellent jambon en Hautes-Pyrénées, il y a de l'excellent jambon en Auvergne, tout comme en région alpine et ils sont tous différents et font partie d'une grande carte qualitative. Pour moi, le show-business, c'est pareil».

En dépit de sa nouvelle personnalité «agriculturelle», Fabienne Thibeault n'a pas beaucoup changé, et ceux qui l'ont aimée sauront la reconnaître. D'une présence souriante mais nerveuse, elle dégage toujours cette fragilité qui a fait sa gloire des deux côtés de l'Atlantique, il y a près de 30 ans. Or, son disque «Made in Quebec» sent un peu la boule à mite — tout comme l'affiche de son spectacle (une pièce d'anthologie dans le genre démodé et pas convaincant). On ira donc l'entendre pour le contact, à la manière des retrouvailles familiales avec leurs hauts et leurs bas...

***

La voix et le sax

Les 14 et 15 janvier à 20 heures

Au Théâtre du Petit Champlain / Maison de la Chanson

68, rue du Petit-Champlain, Québec






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres

Articles les plus commentés

Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009