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Francos - Nos choix

Le Devoir   5 août 2004  Musique
Cali

Bruno Caliciuri, alias Cali, a un côté écorché vif. Presque mono-maniaque sur les questions d'amour, de trahison, d'infidélité, de désir, parfois de répulsion, il s'inspire de ses tourments amoureux pour écrire et composer. Mais si ses textes sont assez noirs, ses mélodies sont plutôt enjouées. Et c'est cette tendance à l'oxymore qui fait sa marque de fabrique. Mais le chanteur perpignanais, qui n'en est plus à ses premières scènes, a prouvé qu'il n'était pas uniquement un excellent musicien, mais également un acteur étonnant. Son jeu de scène déchaîné est véritablement troublant. Un spectacle à aller voir absolument, d'autant plus que cette occasion vous est offerte deux fois: ce soir à 20h sur la scène de la Zone Bleue du Parc des Festivals, et demain à soir à 23h au Spectrum.

Noémie Bisserbe

The Mighty Popo

Jacques Murigande, mieux connu sous le nom de The Mighty Popo, guitariste originaire du Burundi et Canadien d'adoption, mêle avec habileté, musique traditionnelle, blues et jazz. Une musique qui ne ressemble pas à beaucoup d'autres. Fusion d'influences passées et de sons nouveaux, ses concerts entraînent dans un univers unique: le sien.

Concerts ce soir à 20h et 22h sur la scène du Monde multiculturel.

N. B.

Plume Latraverse

On ne fera pas les présentations, mais il n'est pas inutile de rappeler à l'occasion de ce passage bienvenu aux FrancoFolies que le dernier disque de l'onc' Pluplu est un chef-d'oeuvre, véritable sommet en carrière: Chants d'épuration, écrivais-je l'an dernier, «est à Plume ce que Time Out Of Mind fut à Dylan, la preuve qu'on a encore bien besoin de ce regard-là pour comprendre le monde [et en rire et en pleurer].» En spectacle, pudique comme il est, le grand escogriffe ne donne que quelques-unes de ces chansons fortes et sombres, à plus forte raison dans une grange de la grosseur du Métropolis, mais le répertoire est tel qu'à travers les incontournables pas contournées (Rideau, Chambre à louer... ) s'immiscent toujours quelques indicibles beautés, rappelant au Québec que Richard Desjardins n'est pas le seul officiel grand poète vivant. Dès 21h, dans un Métropolis «avec places assises», précise le programme.

Sylvain Cormier
 
 
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