Chanson - Incandescente Lhasa
Difficile de résister à cette femme-enfant qui empoigne ses chansons comme si c'était la dernière fois qu'elle les interprétait. Incandescente, entière, Lhasa de Sela vit et partage sa musique avec intensité, le visage crispé et le corps en contraction comme si ses paroles s'inscrivaient dans sa chair. Et c'est pour cela que le public l'adore.
Après l'énorme succès de La Llorona, Lhasa de Sela s'était éclipsé de la scène québécoise pour renouer avec la vie simple et sans artifice. Mais elle est revenue se mettre à nue au public qui l'a révélée. Les Montréalais qui ne l'avaient pas vu depuis près de cinq ans (et qui craignait peut-être ne plus la revoir avant cinq autres) lui ont clairement signifié leur profond attachement en lui offrant plus d'une ovation. Il a toutefois fallu attendre la seconde partie du spectacle pour voir cette complicité et ce magnétisme prendre véritablement corps. La chanteuse a alors savamment dosé l'interprétation des pièces de ses deux albums, La Llorona et The Living Road, ce qui a permis de mieux apprivoiser les chansons qu'on ne l'avait pas encore vue chanter.
Car les chansons de The Living Road sont plus personnelles, intimistes et dépouillées musicalement que celles du premier album. On les aurait d'ailleurs appréciées davantage dans une plus petite salle - mais on n'aurait pas alors senti l'incroyable énergie que le public renvoyait à la chanteuse en guise de reconnaissance. De plus, les pièces de cet album sont tour à tour en français, en espagnol et en anglais, trois langues qui confèrent en quelque sorte trois personnalités distinctes à Lhasa de Sela, que le spectateur doit chaque fois reconquérir.
Pourtant, après deux pièces de La Llorona qui ont déclenché un enthousiasme généralisé, c'est La Confession et en finale, , chanson du dernier album, qui a complètement soulevé la foule. Peut-être parce qu'avant de les entonner, la chanteuse a pris le temps de raconter leur petite histoire. Et c'est finalement là l'incroyable pouvoir de Lhasa de Sela: raconter avec une poésie charmante, un mélange de timidité, de candeur et, en même temps, de profonde maturité.
Le premier rappel s'est clos avec Los Peces réorchestrée avec des tonalités de jazz et de chanson française, ragaillardissant la foule qui en a redemandé plus. La belle bohémienne est revenue chanter une pièce dédiée à son père, qui semblait expliquer son besoin de partir (pour mieux revenir) et justifier en avance sa prochaine fuite, son prochain ailleurs: Soon this space will be too small.
Après l'énorme succès de La Llorona, Lhasa de Sela s'était éclipsé de la scène québécoise pour renouer avec la vie simple et sans artifice. Mais elle est revenue se mettre à nue au public qui l'a révélée. Les Montréalais qui ne l'avaient pas vu depuis près de cinq ans (et qui craignait peut-être ne plus la revoir avant cinq autres) lui ont clairement signifié leur profond attachement en lui offrant plus d'une ovation. Il a toutefois fallu attendre la seconde partie du spectacle pour voir cette complicité et ce magnétisme prendre véritablement corps. La chanteuse a alors savamment dosé l'interprétation des pièces de ses deux albums, La Llorona et The Living Road, ce qui a permis de mieux apprivoiser les chansons qu'on ne l'avait pas encore vue chanter.
Car les chansons de The Living Road sont plus personnelles, intimistes et dépouillées musicalement que celles du premier album. On les aurait d'ailleurs appréciées davantage dans une plus petite salle - mais on n'aurait pas alors senti l'incroyable énergie que le public renvoyait à la chanteuse en guise de reconnaissance. De plus, les pièces de cet album sont tour à tour en français, en espagnol et en anglais, trois langues qui confèrent en quelque sorte trois personnalités distinctes à Lhasa de Sela, que le spectateur doit chaque fois reconquérir.
Pourtant, après deux pièces de La Llorona qui ont déclenché un enthousiasme généralisé, c'est La Confession et en finale, , chanson du dernier album, qui a complètement soulevé la foule. Peut-être parce qu'avant de les entonner, la chanteuse a pris le temps de raconter leur petite histoire. Et c'est finalement là l'incroyable pouvoir de Lhasa de Sela: raconter avec une poésie charmante, un mélange de timidité, de candeur et, en même temps, de profonde maturité.
Le premier rappel s'est clos avec Los Peces réorchestrée avec des tonalités de jazz et de chanson française, ragaillardissant la foule qui en a redemandé plus. La belle bohémienne est revenue chanter une pièce dédiée à son père, qui semblait expliquer son besoin de partir (pour mieux revenir) et justifier en avance sa prochaine fuite, son prochain ailleurs: Soon this space will be too small.
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