Snares Like a Haircut, No Age

Cinq ans après l’opaque An Object, on ne les attendait plus, ces punk-rockeurs californiens. On les croyait appartenant à une autre époque, celle où naissaient les salles de concert petit budget et où le véganisme était encore une affaire de marginaux. Pas surprenant que ce nouveau disque s’écoute comme une réflexion sur le temps qui passe et s’enfuit. Pour souligner ce retour, Randy Randall et Dean Spunt évitent la sur-recherche sonore : ils reviennent, en majeure partie en tout cas (notamment sur Cruise Control, Drippy et Tidal), à la recette qui avait fait de Nouns (2008) et de Losing Feeling (2009) des exemples brillants de pureté lo-fi, réfléchis et criants. Certains moments tombent dans le plus banal, mais, somme toute, les deux nouveaux papas de No Age ont pondu un album puissant, qui arrive à marier harmonieusement les couches de noise à l’anti-folk impressionniste. Faut le faire. En concert le 29 avril au Ritz P.D.B.
 

Snares Like a Haircut

★★★★
Noise Rock

No Age, Drag City