Un abri contre le vent, David Portelance

Réflexe, je suis allé voir les crédits. Ça parle, demandez à Louis-José Houde. Entre autres, pour ce deuxième album, David Portelance remercie son « frère Guillaume, le mortier entre les briques ». C’est le contraire d’une formalité : c’est écrit pour que ça dure. Comme tout ce remarquable album où la fondation blues-folk nord-américaine soutient une grande, grande maison de chansons. Mais il ne suffit pas d’adapter l’Irene de Leadbelly pour valider l’approche. Ces mélodies, ces textes de « fantômes [qui] toujours te ramènent au combat », d'« orgueil du monde qui frappe à grand coup de c’pas moi qui a tort », méritaient le meilleur de notre monde de musique. Les Louis-Jean Cormier, Guillaume Chartrain, Vincent Réhel et autres Antoine Gratton se sont dévoués comme on le ferait pour un projet de T-Bone Burnett. Pickings délicats, riffs bouseux, Hammond B-3 chauffant, il y a tout ce qu’il faut — mais rien de trop — pour porter cette parole bienfaisante et nécessaire.

 

David Portelance - J’avais pas vu son coeur

Un abri contre le vent

★★★★
Chanson folk-blues

David Portelance, La Tribu