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    La tradition moderne de la Veillée de l’avant-veille

    29 décembre 2017 | Philippe Renaud - Collaborateur | Musique
    La formation musicale les Grands Hurleurs sera l’invitée du groupe Le Vent du Nord sur la scène du Club Soda vendredi soir. 
    Photo: Simon Ménard La formation musicale les Grands Hurleurs sera l’invitée du groupe Le Vent du Nord sur la scène du Club Soda vendredi soir. 

    Après avoir célébré le vingtième anniversaire de l’événement l’an dernier au Métropolis, les gigueux retourneront au douillet Club Soda, rue Saint-Laurent, pour la désormais incontournable Veillée de l’avant-veille, la grande fête urbaine des musiques du terroir québécois. « D’accord, c’est une soirée du temps des Fêtes, mais on est loin du “swing la bacaisse dans l’fond d’la boîte à bois”, de la ceinture fléchée et des bines au lard », insiste Nicolas Pellerin, leader des Grands Hurleurs, le groupe invité par Le Vent du Nord à partager la scène du Soda vendredi soir.

     

    « Musicalement, c’est du gros calibre », s’emporte le violoniste et chanteur, joint chez lui, à Saint-Élie-de-Caxton. « Ça lève, et c’est comme ça que l’organisation de la soirée s’est forgé une réputation. Les gens savent que ça va brasser, mais surtout que ce sera un show de qualité », qui se déroulera en trois temps : d’abord les Grands Hurleurs avec leur trad exploratoire, fertilisé aux musiques d’Afrique, au rock et à l’électro, suivi des hôtes de la soirée et leurs airs de circonstance, « puis après la veillée de danse, avec tous les musiciens ensemble et un authentique câleur, Jean-François Berthiaume, un vrai pro. L’énergie qui se dégage de la scène, c’est énorme, gros comme un show rock qui lève. Tout le monde est en feu ! »

     

    Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs avaient déjà eu l’honneur d’être les invités de la Veillée, il y a une bonne dizaine d’années. « C’était à nos débuts, on fouillait pour se trouver un son, essayant de développer quelque chose de distinct, se rappelle Pellerin. Sur scène, il y avait un batteur avec nous — disons qu’on se cherchait pas mal… »

     

    Avec le temps et trois albums plus tard (le plus récent, 3/4, paru chez Coyote Records en 2015), le son du trio s’est raffiné, moins influencé par la musique qu’ils écoutent au quotidien que par les rencontres qu’ils font. « On a eu la chance de tourner dans des pays d’Europe qu’on ne s’imaginait jamais visiter, la République tchèque, l’Allemagne, l’Espagne, etc. Invités dans des festivals de musiques du monde, on a pu voir, entendre, rencontrer des musiciens de partout. Veux, veux pas, ça t’affecte. Tu reviens de là-bas avec plein de nouvelles idées, un bagage musical, et surtout avec l’envie que ces rencontres-là transparaissent dans ta musique. »

     

    Enracinée dans notre tradition, certes, mais dans l’urgence de transplanter les germes folkloriques dans des terreaux étrangers. « On aime ça quand ça groove, on aime la musique éclatée, s’emporte à nouveau Pellerin. On cherche toujours à sortir du cadre de la musique traditionnelle — on n’est pas des puristes. D’ailleurs, on a souvent approché des accompagnateurs, n’importe qui, sauf des musiciens “trads” ». Comme le compositeur et pianiste néoclassique Martin Lizotte, « une belle bibitte, ce gars-là, c’est hallucinant ce qu’il fait. On a aussi enregistré avec un quatuor à cordes — on a toujours aimé jouer avec les sons, les approches, pour créer un son différent ».

     

    Les Grands Hurleurs seront particulièrement gâtés cette année puisque, en plus du câleur Berthiaume, rompu à ces célébrations trad montréalaises, se joindra à eux et aux gars du Vent du Nord la violoniste et compositrice Stéphanie Lépine, « une virtuose », dit Pellerin, à juste titre. Formée à l’école classique puis en musique traditionnelle, cofondatrice du défunt groupe trad La Galvaude et du Camp de violon trad québécois de Lanaudière, où elle donne aussi des classes, Lépine est considérée comme l’une des meilleures violonistes du répertoire folklorique au pays. Si tout le monde est en feu à la Veillée de l’avant-veille, comme le dit Pellerin, comptez sur cette instrumentiste pour agir comme accélérant sur les braises ardentes de notre tradition musicale. Domino, les femmes et leurs partenaires auront chaud !

    Cap sur 2018 en quatre suggestions pour le 31 décembre Rap Up Party du Nouvel An

    L’illustratrice Gabrielle Laïla Tittley, alias PONY, se fait l’hôte de cette soirée sous le signe du hip-hop, « le party qui rassemble toutes les best party vibes que Montréal a à nous offrir », explique-t-elle sur la page Facebook de l’événement. Les collectifs de DJ Rap Mommies et Thug Mansion Family garderont le tempo pour les rappeurs invités, Joe Rocca, Mike Shabb, Nate Husser, Maky Lavender et Kap.Dog.

    Artgang Montreal, 6524, rue Saint-Hubert, dès 20 h

    Poirier + Von Party

    Gros week-end pour le compositeur, remixeur et DJ Poirier : aux commandes des platines du Artgang pour la torride soirée afro-house/soca/dancehall Qualité de luxe — avec les complices Mr. Touré et Kyou —, il déroulera le tapis rouge à 2018 dimanche au Datcha, en compagnie de Von Party.

    Datcha, 98, avenue Laurier Ouest, dès 22 h

    Party du jour de l’An @ SAT

    Comme c’est devenu la tradition à la SAT, la fête du 31 décembre rime avec abondance de talents derrière les tables tournantes. Déballons : au Dôme défileront RYAN Playground, Robert Robert, Thomas White, accompagnés par les projections vidéo de Myriam Boucher, Melesul3 et VJ Delta ; à l’Espace SAT au rez-de-chaussée, le vétéran Mateo Murphy, Forage, Phil Fiction, avec les images générées par Gold Casanova et VJ Jason Voltaire.

    Société des arts technologiques, 1201, boulevard Saint-Laurent, dès 22 h

    Suoni per il popolo présente NYE 2018

    De 22 h à 3 h du matin, toute une affiche électronique musclée pour les fêtards, avec le duo berlinois Schwefelgelb, les passionnants montréalais Essaie pas (auteurs d’un des disques électro québécois de l’année !), l’Américain Boy Harsher, et les talents locaux Lowerbrau et Jaclyn Kendall — pendant ce temps, de l’autre côté de la rue, à la Casa del Popolo, les DJ Tyg et Cienmosc offrent une soirée de musique post-punk.

    La Sala Rossa, 4848, boulevard Saint-Laurent












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