«Adieu Veracruz», Cherry Chérie

En un mot ? In-dé-mo-da-ble. Des Jaguars aux Misérables, des Taches d’Alain Karon jusqu’à Cherry Chérie, le rock de garage des années 1960 et ses enfants légitimes et illégitimes n’ont jamais cessé de ravir et d’agrémenter nos vies (je reprends ici exprès l’expression « musique d’agrément » inventée par le prof yéyéphile Richard Baillargeon). Encore faut-il maîtriser la forme, dépasser le pastiche : c’est précisément là où Cherry Chérie en est, quatre aguerris capables du meilleur surf-rock réverbéré (Tragédie en tuxedo), du plus vivifiant jerk (L’heure a sonné), de jeux d’accords d’allégeance Yardbirds (Marine, très For Your Love dans le genre), du pop-garage à gogo le plus irrésistible (Hurler à la lune, avec les « pa-pa-pa-pa » de rigueur). Et ainsi de suite : on a des références plein la tête, et pourtant, c’est de l’éclos frais du jour. La réalisation de Pierre Duchesne, son Wurlitzer, servent idéalement le son de Cherry Chérie. En un mot ? É-pa-tant.

 

Cherry Chérie - L’heure a sonné

« Adieu Veracruz »

★★★ 1/2
Garage-surf à gogo

Cherry Chérie, Coyote Records/Universal