Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    L’incubateur de talents

    30 septembre 2017 | Catherine Girouard - Collaboration spéciale | Musique
    Des violonistes du Conservatoire de musique de Montréal
    Photo: Jimi Francœur Des violonistes du Conservatoire de musique de Montréal
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Yannick Nézet-Séguin a commencé à jouer du piano à cinq ans. « Je me suis mis à dessiner des orchestres, sans me rendre compte que les instruments me fascinaient plus que le dessin, se souvient-il. Je me suis dit [que j’allais] devenir chef d’orchestre. » Il entre très jeune au Conservatoire de musique de Montréal où il étudie le piano, la musique de chambre, la composition et la direction d’orchestre. « En dirigeant un choral final de Bach, j’ai eu l’impression — vraiment — de ne plus toucher terre. »

     

    L’histoire de Yannick Nézet-Séguin, maintenant reconnu internationalement comme un grand chef d’orchestre, représente parfaitement la mission qu’est déterminé à continuer le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec : dépister, soutenir et propulser les jeunes talents de partout au Québec et d’ailleurs.

    Photo: Vincent Champoux Leila Donabelle Kaze dans Méphisto d’Ariane Mnouchkine, Conservatoire d’art dramatique de Québec, février 2017

    « On veut rendre les conservatoires encore plus accessibles aux jeunes, fait valoir Marc Lalonde, directeur général du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec. Nous avons pour mission de former des talents remarquables, c’est dans le texte de la loi sur le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec. On veut former les grands interprètes, mais aussi les leaders de demain, les directeurs artistiques, les chefs d’orchestre. »

     

    Pour ce faire, le modèle du Conservatoire, qui agit à divers niveaux d’enseignement, est idéal. « Des élèves d’âge primaire jusqu’au deuxième cycle universitaire se côtoient dans une seule et même maison », explique-t-il, ajoutant que ce modèle, plus français, est exceptionnel en Amérique du Nord.

     

    S’ils s’appuient sur plus de 200 enseignants de haut calibre, les conservatoires doivent travailler en collaboration avec les écoles, les organismes, les groupes et les partenaires locaux, souligne M. Lalonde.

     

    « Notre réflexion sur l’avenir n’est pas terminée », ajoute-t-il. La possibilité d’offrir davantage de programmes de spécialisation et de formation continue, par exemple, est entre autres à l’étude. « Nous réfléchissons à notre plan d’avenir pour l’enseignement dans nos établissements, mais aussi à notre impact dans les régions et la société, c’est fondamental pour nous. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.