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    La RedBull Music Academy est de retour et Pascale Project y sera

    La RedBull Music Academy est de retour à Montréal et plusieurs talents de demain participent au «Bass Camp»

    21 septembre 2017 | Philippe Renaud - Collaborateur | Musique
    Les étiquettes et les comparaisons, Pascale s’en balance pas mal.
    Photo: Fatine-Violette Sabiri Les étiquettes et les comparaisons, Pascale s’en balance pas mal.

    L’opération n’a pas tout à fait l’ampleur qu’elle avait prise l’an dernier, mais le retour de la RedBull Music Academy à Montréal est néanmoins remarquable. Jusqu’à dimanche, une dizaine de jeunes musiciens — parmi lesquels l’auteure-compositrice-interprète et productrice house montréalaise Pascale Project — seront pris en charge par l’Académie le temps d’un Bass Camp, troisième du nom à se tenir ici.

     

    Formations, rencontres avec créateurs établis, accès aux studios d’enregistrement aménagés spécialement pour le « camp de basses » au Centre Phi et, pour le public, quatre soirées thématiques autour des musiques électroniques et hip-hop.

     

    « Ça, c’est l’un des meilleurs compliments que l’on peut me faire », s’emballe Pascale Project, attrapée en coup de vent quelques heures avant de se rendre à l’hôtel où l’Académie la logera cette fin de semaine. « C’est celui aussi qu’on me fait le plus souvent. Les gens qui me connaissent et me voient jouer en spectacle me le disent : ta musique te représente tellement ! C’est un beau compliment parce que ça veut dire que ta musique est sincère. Que ça sort naturellement, sans forcer. Je n’essaie pas de faire quelque chose d’autre que ce qui sort de ma tête », ajoute-t-elle en ricanant.

     

    Toujours la même

     

    Pascale au téléphone, Pascale derrière les platines — elle a été DJ lors de la soirée Arbutus Records la semaine dernière, à POP Montréal —, Pascale sur disque, même candeur, même pétillement. Batteuse de formation (elle a notamment joué dans l’orchestre de Karneef), Pascale Mercier a d’abord fait sa marque en duo avec le projet Mathématiques, avant de se lancer en solo.

     

    Un premier album de Pascale Project, Just Feel Good for a Moment, fait de manière autodidacte, paraît en 2015. En avril dernier, c’est l’inclassable étiquette américaine Noumenal Loom qui lançait son succulent EP 7AM. Son évolution de l’électro-pop dansante au house est frappante, mais l’espièglerie qui s’en dégage est intacte. De bons grooves qui font sourire, et danser, parce que « j’aime danser, j’aime faire le party. J’ai envie de faire de la musique qui me ferait dansersije l’entendais dans une fête ».

     

    Ses grooves ont quelque chose d’instantanément familier, rappelant quelque part la pop dansante de New Order, l’expressif house new-yorkais et le deep house des années 1990 par le clinquant de ses percussions, son amour des mélodies sucrées et la couleur de ses synthétiseurs.

     

    Or, les étiquettes et les comparaisons, Pascale s’en balance pas mal — s’il fallait en mettre une à sa musique, il faudrait l’appeler « lo-fi house », micro-genre très tendance qui change de nom à peu près chaque année (outsider house ? blog house ?). « Ces genres-là, je ne tiens pas tellement à m’y coller, laisse-t-elle échapper. C’est une mode, ces genres vont se faire oublier tellement rapidement… »

     

    Sortir en groupe

     

    Du Bass Camp, elle espère simplement repartir avec de nouvelles idées trouvées au contact de ses collègues. « Je suis tellement habituée de travailler en solo, tout le processus de création et d’enregistrement, je fais toujours ça seule. Je crois que le camp sera une bonne occasion de pouvoir travailler en groupe, de composer avec d’autres artistes, surtout de voir comment ils travaillent, pour développerdes trucs. Quatre ou cinq jours, ce n’est pas très long, mais ce sera motivant. »

     

    Six autres musiciens issus de Montréal ont également été invités à prendre part à ce Bass Camp : Ouri, Valeda, Jesse Futerman, Mind Bath, Ouri, le rappeur CJ Flemming et Gene Tellem. Du hip-hop au techno, en passant par la chanson électro expérimentale, plusieurs univers musicaux entreront en collision au Centre Phi.

     

    Le public, lui, est convié dès ce jeudi soir à l’événement Temple damné, présenté comme« une exploration de la musique extrême, passant de la musique noise, drone et techno industrielle au métal underground » mettant en vedette le projet drone local Nadja, l’expérimentaliste TRNSGNDR/VHS de Baltimore et le vétéran duo électronique/industriel canadien Orphx. Vendredi soir, le collectif local Moonshine dresse le menu d’une soirée des plus alléchantes, avec le vétéran rappeur new-yorkais Le1f, l’excellent DJ Marfox originaire de Lisbonne et Pierre Kwenders. Samedi, le centre de diffusion Never Apart sera l’hôte d’un marathon techno de 13 heures, mais c’est dans le calme que se terminera cette fin de semaine de la RedBull Music Academy, avec une prestation du chanteur néo-r b torontois Rhye au National.













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