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    Le beau problème du Festif

    La croissance rapide du nombre de festivaliers dépasse de loin les attentes des organisateurs

    20 juillet 2017 |Alexandre Shields | Musique
    Spectacle-surprise de Dumas, sur le comptoir de l’Accommodation de Baie-Saint-Paul, en 2016
    Photo: Festif Spectacle-surprise de Dumas, sur le comptoir de l’Accommodation de Baie-Saint-Paul, en 2016

    C’est à partir de ce jeudi que les festivalo-mélomanes convergeront, nombreux, vers la petite municipalité de Baie-Saint-Paul. Très nombreux, en fait, pour cette huitième édition du Festif, devenu le point focal d’une belle faune estivale qui s’installe jusqu’à dimanche dans la petite municipalité de Charlevoix.

     

    L’engouement est tel, cette année, que les organisateurs admettent qu’ils sont en quelque sorte à un tournant, tiraillés entre le désir de poursuivre leur croissance ininterrompue et celui, sincère, de préserver le caractère somme toute intimiste et très convivial du Festif.

     

    « C’est un dilemme que nous avons de plus en plus, chaque édition. Est-ce qu’on passe à un autre niveau, avec un plus gros site ? La demande est là, mais en même temps, nous avons un caractère assez unique. Les gens viennent au Festif pour ce que nous sommes », résume le directeur général de l’événement, Clément Turgeon, attrapé au vol mercredi, en plein blitz, à 24 heures du début du festival.

     

    La demande est effectivement au rendez-vous. Cette année, les passeports donnant accès à tous les spectacles se sont vendus en à peine une minute. Même chose pour d’autres forfaits qui garantissent l’accès à une scène en particulier — sur la vingtaine de sites prévus — et pour plusieurs spectacles, parmi les 70 au programme.

     

    Même la grande scène, où la capacité d’accueil atteint les 4000 personnes, est « presque complète » pour les trois soirs, souligne Clément Turgeon, lui-même étonné du succès qui s’annonce. « Les ventes sont extrêmement bonnes. Elles sont supérieures à tout ce qui a été fait pour les éditions précédentes. »

     

    L’échelle humaine

     

    Mais ce beau problème signifie aussi qu’il faut penser à la suite des choses. Il apparaît en effet difficile d’envisager l’accueil de davantage de festivaliers à Baie-Saint-Paul. Il faut dire que la petite municipalité, dont la population avoisine les 7000 personnes, verra surgir possiblement plus de 33 000 personnes cette fin de semaine.

     

    « Dans les prochaines années, nous aurons une grosse réflexion à faire pour notre plan à long terme, reconnaît Clément Turgeon. On garde toujours en tête qu’il faut garder le caractère familial et à échelle humaine du Festif. Mais c’est certain que nous sommes toujours tentés d’aller plus loin, donc c’est un défi. »

     

    Cet esprit bon enfant est en effet devenu la marque de commerce du Festif, où les prestations musicales se déclinent au quai de Baie-Saint-Paul, dans les rues du centre-ville, dans le sous-sol de l’église et sous une poignée de chapiteaux. Sans oublier la dizaine de « spectacles-surprises » prévus en cours de festival, des happenings musicaux annoncés dans l’heure qui précède, au moyen d’une application mobile.

     

    Mais ne serait-ce que pour les artistes déjà annoncés, et si le temps se montre clément, ça promet déjà. Dans le lot, on compte Plants and Animals, Daniel Bélanger, Lisa LeBlanc, Bernard Adamus, Alaclair Ensemble, Martha Wainwright, Richard Séguin et Louis-Jean Cormier. Bref, ce sera hétéroclite et… festif.

     

    Le Devoir sera au Festif jusqu’à dimanche. Vous pourrez suivre notre journaliste Alexandre Shields sur Twitter, mais aussi sur notre site Web.













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