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    À Québec, la Saint-Jean… deux fois plutôt qu’une

    Le spectacle de la Fête nationale a été devancé d’une heure en raison de la météo

    24 juin 2017 | Isabelle Porter à Québec | Musique
    Marie-Mai et Éric Lapointe au spectacle de la Fête nationale sur les plaines d'Abraham, vendredi, à Québec
    Photo: Francis Vachon Le Devoir Marie-Mai et Éric Lapointe au spectacle de la Fête nationale sur les plaines d'Abraham, vendredi, à Québec

    Les organisateurs de la Fête nationale à Québec ont décidé à la dernière minute de devancer le spectacle d’une heure, vendredi soir, pour profiter d’une accalmie de pluie. Une décision étonnante qui a eu pour effet de rendre le début de la fête désincarné, et la fin assez étonnante.

     

    « Le premier enjeu, c’était la sécurité des artistes », a expliqué aux médias le producteur Sylvain Parent-Bédard de Sismik (QuébéComm), vers 21 h 00. « Cet après-midi, en répétition, il y a eu certains incidents où des artistes ont glissé et auraient pu se blesser. »

     

    Le spectacle a failli être annulé, a-t-il ajouté. « Au moment où on a su qu’on avait une “fenêtre d’opportunité” d’une heure et demie à deux heures pour présenter un spectacle grandiose et de qualité sur lequel on travaille depuis un an pour la population du Québec, on a pris cette décision-là. »

     

    Une décision prise vers 19 h 30, à peine une demi-heure avant le début. À l’arrivée du Devoir, on dénombrait à peine quelques centaines de personnes devant la monumentale scène des plaines d’Abraham, qui a justement été conçue pour des foules monstres. Bonjour l’ambiance.

     

    Or le site a fini par se remplir en bonne partie et, vers 21 h 30, les artistes avaient une véritable foule devant eux. La Saint-Jean à Québec ne serait donc pas complètement perdue, et ceux qui sont venus ont eu droit à un spectacle entraînant.

     

    Pour tous les goûts

     

    L’auteure de ces lignes a manqué le début pour les raisons susmentionnées. Pour ce qu’elle en a vu, les chansons en format « medley » ont déboulé à un rythme très rapide tôt après le début du spectacle. Avec moult duos, on est passé de Angela de Gerry Boulet au Tomber de Laurence Jalbert en passant par Matante Marielle de Vincent Vallières.

     

    Il y en avait vraiment pour tous les goûts : Richard Séguin, Éric Lapointe, Gregory Charles, Luce Duffault, Karim Ouellet, David Usher, Ingrid St-Pierre, Marjo, Alexe Gaudreault et Travis Cormier (de La voix), le trio de musique traditionnelle Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs et enfin le Choeur du monde de Lévis.

     

    Au piano, Gregory Charles a aussi livré toute une performance : Bozo, Le plus beau voyage, Ordinaire, Le temps est bon… C’était aussi un réel plaisir de réentendre les Marjo, Richard Séguin et Daniel Bélanger, qu’on a moins vus ces dernières années. Enfin, Luce Dufault a fait le bonheur de tout le monde en reprenant son rôle de Starmania, prêtant sa voix rauque à la magnifique Stone.

     

    Un show de télé ?

     

    La formule ressemblait beaucoup à celle de l’an dernier avec Jean-François Blais à la mise en scène et Marie-Mai à l’animation. Une recette à succès, du moins d’un point de vue télévisuel, puisque le spectacle de 2016 était en nomination pour le Gémeaux du meilleur spectacle télédiffusé l’an dernier.

     

    D’ailleurs, s’il est un reproche qu’on peut faire à la recette, c’est la rapidité des chansons. Non seulement la plupart ne sont interprétées qu’en partie dans des medleys, mais elles se succèdent avec un rythme hyper rapide sans l’interaction naturelle avec le public qui s’impose normalement entre les pièces.

     

    La Saint-Jean serait-elle d’ailleurs devenue d’abord un show de télé ? Dans le cas contraire, par respect pour le public, on aurait commencé à l’heure prévue au risque de ne pas le terminer, non ? Les artistes s’adressaient à la foule vendredi sans jamais faire allusion au contexte — le mauvais temps, la foule, le changement de programme.

     

    Quand on lui a demandé si la production télé avait joué dans la décision de reculer d’une heure le spectacle, Sylvain Parent-Bédard a répondu « Pas nécessairement, non ». « On avait tout ce qu’il nous fallait pour la télévision », a-t-il dit, faisant allusion à la répétition, qui avait aussi été filmée. « L’important, c’était de tenir le spectacle, télévision ou pas. »

     

    Quand même, la production s’est rattrapée à la fin, quand Marie-Mai a lancé un appel au public et lui a proposé de jouer des morceaux que certains avaient manqué au début. D’une certaine façon, le spectacle a vraiment débuté à ce moment-là. Le concert de la Saint-Jean s’est donc conclu dans une grande intensité avec le numéro d’ouverture ! Et il ne pleuvait pas.













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