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    Programmation extérieure

    Cinq cents possibilités de spectacles extérieurs au Festival de jazz de Montréal

    Promenade au petit bonheur ou plan de match précis, telle est la question lorsqu’on vit son festival de jazz à l’air libre

    31 mai 2017 |Sylvain Cormier | Musique
    3000 musiciens, plus de 500 spectacles, ça parle! Le grand manitou de la programmation du Festival international de jazz de Montréal, Laurent Saulnier, a dévoilé les noms des affiches mardi.
    Photo: Victor Diaz Lamich 3000 musiciens, plus de 500 spectacles, ça parle! Le grand manitou de la programmation du Festival international de jazz de Montréal, Laurent Saulnier, a dévoilé les noms des affiches mardi.

    « À partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute », faisait dire le dialoguiste Michel Audiard à Jean Gabin (je cite de mémoire). En effet, 3000 musiciens, plus de 500 spectacles, ça parle. Ça dit haut et fort que, si vous ne trouvez pas votre pointure dans le lot, c’est que vous avez le pied droit à la place du gauche, et vice versa. Suffit de marcher un peu par là, ou par là, ou encore par là, dans le grand quadrilatère qu’occupera du 28 juin au 8 juillet le Festival international de jazz de Montréal, et l’une des 20 scènes remplira le regard et les oreilles.

     

    Que choisir ? On peut y aller selon la direction du vent ou l’âge du capitaine, déambuler en goguette, plus touriste que mélomane. On peut aussi se tracer des itinéraires — j’en connais beaucoup — en fonction de goûts préalablement définis. D’autres encore vont systématiquement vers ce qu’ils ne connaissent pas. Au FIJM, on peut tout faire : il y a tellement à faire.

     

    Rien que sur la grande scène de la place des Festivals, on est réquisitionné par Betty Bonifassi, qui ne manquera pas de soulever la foule avec les chants d’esclaves de son album Lomax. Pokey LaFarge, que l’on dirait sorti des années 1920, régalera : on ne résiste pas longtemps au ragtime, au country blues. La bande à Valaire aura encore une fois l’électro-pop irrépressible. Et le collègue Philippe Renaud me susurre qu’il ne faut pas manquer The Brooks, dont le funk fout en syncope !

     

    À l’autre grande scène, sur la Catherine à l’angle de Jeanne-Mance, on multiplie aussi les propositions gagnantes d’emblée. Je vous signe un papier si vous voulez : l’époustouflante et soulful Tami Neilson va vous jeter par terre, et en même temps toutes les bâtisses autour. Du chien comme Wanda Jackson, une voix pas si loin de Patsy Cline, et plus encore. La voir dehors, en toute gratuité, est une chance extraordinaire à saisir : la prochaine fois, s’il y a une justice, elle fera Wilfrid. Renee Wilkin, reprenant les succès soul et R’n’B de l’été de l’Expo, ne peut que faire plaisir au plus grand nombre. Le duo Coco Méliès, avec ses mélodies et ses harmonies folk-pop, montrera bien à quel point la douceur et le raffinement ont leur place sur une grande scène extérieure.

     

    Fêter Montréal… et le Canada !

     

    On pourrait tout aussi bien s’abonner au Club Jazz Casino de Montréal : vous y attendent 26 formations, et ça ratissera large autant que ça visera pointu, du swing manouche à du Coltrane, du répertoire Richard Rodgers des « musicals » de Broadway jusqu’à des percussions à la congolaise. La scène blues se devait de rendre hommage au très aimé et très regretté Bob Walsh : son frère d’âme Guy Bélanger rassemblera du beau monde pour l’occasion. Un show de guitare slide par l’as Jack Broadbent ? Je suis preneur. Lil’ Ed et ses Imperials ? Une valeur sûre n’est pas moins valable parce qu’elle est sûre. J’en passe, j’en passe, et sans doute des meilleurs : c’est aussi ça, le FILM à l’extérieur. Il nous en échappe. Par exemple, à minuit les 2 et 3 juillet au Savoy du Métropolis, il y aura Coyote Bill : ça déménage, ce groupe local de beaux fous sauvages, c’est démentiel.

     

    Quatre « grands événements » feront saillie dans toute cette cohue. Notez la symétrie : un mégaspectacle (dont la composition reste à venir) célébrera les 375 ans de Montréal en ouverture le 28 juin et un mégaspectacle intituléDiscothèque réglera le cas des 150 ans du Canada le 1er juillet (avec Men Without Hats, Radio Radio, Muzion, DJ Champion et autres Carly Ray Jepsen). Une sorte de grand bivouac aura lieu le 4 juillet avec le collectif Walk of The Earth, et c’est au chanteur-rappeur-batteur Anderson .Paak (oui, avec le point devant le P majuscule) que reviendra l’honneur (ou la tâche ingrate, c’est selon) de clore le festival avec son groupe The Free Nationals.

     

    Êtes-vous étourdis ? Simple aperçu, tout ça. Gare aux vertiges des choix parfois déchirants. Suivez le guide, ça ne peut pas nuire : l’équipe du Devoir ne sera pas chiche, rayon suggestions.













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