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    Vitrine musique

    Black Origami, Jlin

    19 mai 2017 |Philippe Renaud | Musique

    Le footwork est moins un sous-genre de musique électronique qu’un canevas rythmique — très saccadé et rapide, cousin américain du jungle/drum bass britannique —, incroyablement malléable, en tout cas dans les mains de Jerrilynn Patton, alias Jlin. Si Dark Energy (2015) s’illustrait tant par sa complexité que par son austérité, ce second disque voit la compositrice déployer des trésors d’ingéniosité, surtout sur le plan des constructions rythmiques. Sur le doublé Nyakinyua Rise et Hatshepsut, la superposition polyrythmique est étourdissante et si réussie qu’on croit qu’il s’agit d’un ensemble de percussions africain plutôt que des sons d’un ordinateur. Les échantillonnages de musique indienne de Kyanite (la spiritualité et le mouvement sont l’inspiration de cet album, apprend-on), les choeurs de Holy Child (collaboration avec William Basinski), la voix du rappeur sud-africain Dope Saint Jude (sur Never Created, Never Destroyed), insufflent du sang et du nerf à ce disque déjà nerveux, certes difficile à cerner, mais puissamment incarné. Le plus excitant album électronique de la saison.
     

    Black Origami
    ★★★★
    Jlin Planet, Mu












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