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    Vitrine musique

    Mogoya, Oumou Sangaré

    19 mai 2017 |Yves Bernard | Musique

    La femme flamme du Mali demeure un extraordinaire porte-voix pour les droits des femmes. Grande remueuse de coutumes oppressives, Oumou Sangaré s’inspire toutefois de celles de Wassoulou, là où les femmes s’expriment plus librement dans leur chant. Le sien est imposant avec ses élans, ses mélopées, ses notes qui s’étirent, sa plainte mordante et même un ton parfois à la limite du chanté parlé. Pour son premier disque depuis 2009, elle s’associe à No Format !, une maison de disques française de rencontres musicales, et s’entoure du groupe français A.l.b.e.r.t. Le clavier fait le rythme ou adoucit, la guitare électrique tourne ou arrive par coups et la basse peut blueser, alors que la batterie s’insère dans la polyrythmie et rebondit même aussi à la manière de Tony Allen qui revient. Reste le choeur de répondeuses et les instruments traditionnels, qui résonnent encore dans un disque où le son de Wassoulou est moins accentué qu’auparavant. Cela n’empêche pas le plaisir.

    Écoutez Mogoya

    Mogoya
    ★★★ 1/2
    Oumou Sangaré, No Format !












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