Rudolf Kempe, Stravinsky : L’Oiseau de feu (suite)

Ce CD sans lequel je ne m’imagine pas vivre fait sans doute partie de mon top 50 des disques symphoniques de l’histoire, depuis sa diffusion en Occident par Berlin Classics il y a une vingtaine d’années. Disparu depuis, il est donc temps de le voir intégrer cette série scrupuleusement réalisée à partir des bandes originales Eterna (à noter que le CD vient dans un fourreau associé à son visuel d’origine). Il s’agit du dernier enregistrement réalisé en janvier 1976 par le grand chef allemand Rudolf Kempe (1910-1976), qui mourut cinq mois plus tard. Le seul défaut (qui se corrige par programmation du lecteur) est qu’il fallait à mon sens commencer le disque par le renversant coup au plexus qu’est la Sinfonia da Requiem de Benjamin Britten dans cette interprétation inégalée avec une Staatskapelle de Dresde aux coloris de braises. On est dans les eaux des Tchaïkovski de Mravinski et Mahler de Bernstein… C’est clair ?

Rudolf Kempe dirige la SInfonia da Requiem de Britten

Rudolf Kempe

★★★★ 1/2
Musique classique

Stravinsky : L’Oiseau de feu (suite). Britten : Sinfonia da Requiem. Staatskapelle de Dresde. Berlin Classics 0300890 BC.