Infinite Worlds, Vagabon

Depuis sept ans, l’étiquette indépendante Father/Daughter prouve sa détermination et son flair en exposant de jeunes talents américains (Diet Cig, PWR BTTM). Elle a eu la main heureuse avec Laetitia Tamko, dite Vagabon, New-Yorkaise née au Cameroun qui s’illustre sur cette première collection de huit compositions — dont une instrumentale et tout électronique, intitulée Mal à l’aise, le français était sa langue première — allant de la chanson acoustique (poignante Alive and A Well en fin de disque) à du rock indé accoté sur le punk (furieuse Minneapolis). Chronique de l’intime et du partage de l’intimité, Infinite Worlds révèle une auteure et compositrice d’une exquise sensibilité, et une interprète qui, dans ses chansons, apparaît sans fard, authentique, transparente, mais aussi fière, fougueuse et assumée que vulnérable — en cela, elle nous rappelle quelque part pourquoi nous avons tous eu un coup de coeur pour Lisa LeBlanc. L’album est court, mais un talent si brut n’a pas besoin de longtemps pour se justifier : en voilà un qu’on surveillera de près.

Infinite Worlds

★★★★
Rock

Vagabon, Father/Daughter Records