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    Prix Opus

    Julie Boulianne interprète de l’année

    Le prix du rayonnement à l’étranger est attribué à Charles Richard-Hamelin

    6 février 2017 |Christophe Huss | Musique
    Julie Boulianne lors de la réception de son prix
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Julie Boulianne lors de la réception de son prix

    Les prix Opus du Conseil québécois de la musique, décernés pour la vingtième fois, dimanche à Montréal, ont notamment récompensé deux artistes majeurs de la relève : la mezzo-soprano Julie Boulianne et le pianiste Charles Richard-Hamelin.

     

    Julie Boulianne se voit attribuer en 2017 le prix Opus de l’interprète de l’année. C’est justice pour une chanteuse relativement peu présente ici, mais invitée régulière du Covent Garden de Londres ou du Théâtre des Champs-Élysées de Paris. Il y a fort à parier que les prix Opus vont continuer à l’avenir à couronner des chanteurs, puisque Michèle Losier, Frédéric Antoun, Philippe Sly, Marianne Fiset et Étienne Dupuis ont des carrières similaires — Karina Gauvin et Marie-Nicole Lemieux ayant été primées récemment.

     

    Tout aussi logique, le prix du rayonnement à l’étranger attribué à Charles Richard-Hamelin, saluant le développement international de sa carrière, lancée en 2015 par son 2e prix au Concours Chopin. Très réjouissante enfin, la distinction de découverte de l’année à la compagnie Ballet Opéra Pantomime, découverte qui date en fait d’octobre 2013 avec la production de Curlew River de Britten. Le Devoir avait alors mis dans ces protagonistes ses espoirs d’un « sursaut lyrique dont Montréal a tant besoin ».

     

    Le goût de découvrir

     

    Le Conseil québécois de la musique (CQM), qui vise « à promouvoir la discipline auprès des instances gouvernementales et des communautés », regroupe « des organismes et des individus professionnels oeuvrant dans le domaine de la musique de concert ». Il a pour mandat de travailler « à la cohésion, à la reconnaissance, au développement et à la défense des intérêts du milieu musical québécois ».

     

    Il ne faut donc pas s’attendre à un concours de popularité par acclamation. L’événement musical de l’année est, ainsi, aux yeux du CQM « L’année Jean Derome – 2015-2016 », les directeurs artistiques distingués sont Joane Hétu et Danielle Palardy Roger des Productions SuperMusique, alors que The Trials of Patricia Isasa de la compagnie Chants Libres trône au firmament de tous les concerts donnés à Montréal la saison dernière.

     

    Le gala, qui a aussi ouvertement pour but de « transmettre au public et aux mélomanes le goût de découvrir, d’écouter et de fréquenter la musique de concert », a consacré, pour Québec, Leonardo García Alarcón pour son premier concert en Amérique du Nord, avec les Violons du Roy (Water Music) et, en région, Vues d’Espagne de la série des Concerts aux îles du Bic.

     

    Dans les différentes catégories, du baroque au contemporain, ont été récompensés Bach et les Bernardini, d’Arion, un récital de Dang Thai Son sur piano Érard à la salle Bourgie, Instruments of Happiness — 100 guitares électriques de Bradyworks et Des ténèbres à la lumière d’I Musici. L’OSM glane le prix du concert jeune public, et deux prix « disques », avec les Concertos pour violon de Saint-Saëns et l’opéra L’aiglon.

     

    Adagio, Arioso de Denis Gougeon est la création de l’année, André Hamel le compositeur de l’année, le Club musical de Québec étant distingué comme diffuseur spécialisé et le Théâtre de la Ville comme diffuseur pluridisciplinaire. C’est enfin à Jacques Clément qu’a été remis l’important prix Hommage, pour souligner son engagement envers la musique et sa région d’adoption, le Saguenay–Lac-Saint-Jean.













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