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    Musique classique

    L’art lyrique, valeur d’exportation

    Pourquoi Opera Lafayette de Washington vient-il monter sa nouvelle production à Montréal?

    27 janvier 2017 |Christophe Huss | Musique
    Kimy McLaren (Léonore) et Pascale Beaudin (Marcelline) lors des répétitions de «Léonore», de Pierre Gaveaux, à Montréal en janvier 2017
    Photo: Pierre-Étienne Bergeron Kimy McLaren (Léonore) et Pascale Beaudin (Marcelline) lors des répétitions de «Léonore», de Pierre Gaveaux, à Montréal en janvier 2017

    Ces deux dernières semaines, la compagnie Opera Lafayette de Washington a monté à Montréal un opéra oublié, Léonore de Pierre Gaveaux, qui sera présenté en février à Washington et New York. Tout s’est concocté et préparé ici, avec nos artistes.

     

    L’art lyrique est une valeur d’exportation en pleine expansion. À Paris, ces jours-ci, Michèle Losier, Philippe Sly et Frédéric Antoun foulent les planches de l’Opéra Garnier, dans Cosi fan tutte, alors qu’au même moment, au Théâtre des Champs-Élysées, Karina Gauvin et Marie-Nicole Lemieux s’affichent dans Rodelinda de Haendel. Le 10 février paraîtra en disque chez Alpha une nouvelle version de la Clémence de Titus avec Karina Gauvin en Vitellia et Julie Boulianne en Annius. C’est cette production qui, en décembre 2014, déclencha une « gauvinmania » parmi les amateurs d’art lyrique de la capitale française.

     

    Ici, à la salle Pierre-Mercure, ces trois dernières semaines, Kimy McLaren était Léonore, Pascale Beaudin, Marcelline, Jean-Michel Richer, Florestan, et Tomislav Lavoie, Rocco. Pas dans le Fidelio de Beethoven certes, mais dans un opéra qui le précède sur le même sujet : Léonore, ou l’amour conjugal (1798) de Pierre Gaveaux, sur un livret de Jean-Nicolas Bouilly.

     

    Ryan Brown, le directeur d’Opera Lafayette, compagnie d’opéra de Washington, est venu préparer son spectacle à Montréal. Dominique Côté, Kevin Geddes et Alexandre Sylvestre complètent la distribution, Oriol Tomas met en scène et toute l’équipe de production est québécoise.

     

    Que des éloges

     

    Ryan Brown est devenu un inconditionnel des artistes d’ici, comme en témoignent 21 productions originales autour de la musique française de l’époque révolutionnaire immortalisées en CD par Naxos. Dans le cas de Léonore, ce sera même une vidéo, tournée à New York les 22 et 23 février, qui fixera le spectacle.

     

    Interrogé par Le Devoir, Ryan Brown ne tarit pas d’éloges sur notre vivier vocal : « Cela a commencé avec Nathalie Paulin, puis Dominique Labelle. Notre grand projet, Lalla Roukh de Félicien David, associait Marianne Fiset et Nathalie Paulin. Pascale Beaudin est arrivée lorsque nous avons associé dans le même cadre scénique Cosi fan tutte de Mozart et son miroir, Les femmes vengées, de Philidor. »

     

    La rencontre avec Oriol Tomas pour Léonore a engendré la distribution : « En raison des nombreux dialogues, je voulais un groupe de chanteurs francophones qui se connaissaient bien. Du coup, c’est nous qui sommes venus à Montréal. J’en suis très heureux, d’autant que tous ont été impressionnés par une oeuvre que Beethoven a probablement entendue tant les réponses musicales à une situation dramatique sont souvent les mêmes. »

     

    Verrons-nous un jour les fruits de ce travail à Montréal ? « C’est une question d’argent et de coprésentateur. J’avais pensé montrer Léonore à Montréal après New York, mais cela ne se fera pas. Peut-être aurons-nous plus de chance en 2020, lorsque nous juxtaposerons les Léonore de Gaveaux et de Beethoven dans la même scénographie. »













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